Manifestation des anti-vaccins (antivax) et anti-pass (antipass) a l'appel des Gilets Jaunes à Paris. 22 janvier 2022.
Manifestation des anti-vaccins (antivax) et anti-pass (antipass) a l'appel des Gilets Jaunes à Paris. 22 janvier 2022.
Manifestation des anti-vaccins (antivax) et anti-pass (antipass) a l'appel des Gilets Jaunes à Paris. 22 janvier 2022. ©AFP - Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Manifestation des anti-vaccins (antivax) et anti-pass (antipass) a l'appel des Gilets Jaunes à Paris. 22 janvier 2022. ©AFP - Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Manifestation des anti-vaccins (antivax) et anti-pass (antipass) a l'appel des Gilets Jaunes à Paris. 22 janvier 2022. ©AFP - Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Résumé

Même si la défiance vis-à-vis des vaccins n'est pas nouvelle en France, rarement le pays aura autant été secoué par les controverses que depuis la crise du Covid. De quoi nourrir chez certains une extrême violence à l'égard des élus.

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Un pass sinon rien. Depuis ce matin le pass vaccinal remplace donc le pass sanitaire et devient obligatoire pour toutes les personnes âgées de plus de 16 ans et qui souhaitent avoir accès aux activités de loisirs (restaurants et bars) ou tout simplement avoir accès aux transports publics interrégionaux (avions, trains, ou cars). Combien précisément de personnes en seront privées ? Difficile à évaluer dans la mesure où cela supposera de ne pas être vacciné mais aussi de ne pas avoir eu le Covid lors des derniers mois. Or on le sait, la France offre aujourd'hui un profil unique avec le plus grand nombre de contaminations quotidiennes en Europe.   

Et c'est, d'ailleurs, l'un des arguments avancés aujourd'hui par les anti-pass qui, tout en pointant le caractère discriminatoire et liberticide d'une telle mesure en lieu et place de la possibilité qui leur était offerte jusqu'à présent de présenter un test négatif, font valoir que la décision des autorités fait fi des contingences. En l'occurrence, qu'elles auraient pu davantage privilégier l'immunité naturelle collective. 

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Quoi qu'il en soit, samedi dernier, ils étaient encore plusieurs dizaines de milliers d'opposants à manifester un peu partout en France. Sauf que cette exaspération s'est muée en agression physique lorsque des dizaines d'anti-pass s'en sont pris violemment à un élu, le député de la République En Marche Romain Grau, lequel à échapper de peu à un véritable lynchage dans les rues de Perpignan. Cette violence à l'égard de la classe politique semble aujourd'hui en augmentation, si l'on en croit les chiffres du ministère de l'Intérieur. 1 186 élus ont été pris pour cible dans les onze premiers mois de 2021, dont 162 parlementaires et 605 maires ou adjoints, soit une hausse de 47% par rapport à 2020.

Les autres titres de l'actualité

Parce qu'il convient toujours de rester extrêmement prudent avant de préjuger que cette 5ème vague épidémique sera bien la dernière, au Danemark, la courbe des contaminations avait commencé à baisser avant de remonter en flèche ces derniers jours. En cause, la circulation d'un sous-variant.

La confusion continue à régner à gauche dans la perspective de l'élection présidentielle. Dès-lors, la primaire populaire permettra-t-elle de remettre de l'ordre ? Seule certitude, avec près d'un demi-million d'électeurs inscrits, cette initiative citoyenne parfois décriée a réussi son pari au-delà de ses espérances et ne devrait pas laisser indifférents les candidats à gauche, y compris d'ailleurs ceux qui ne veulent pas y être soumis.  

L'élection présidentielle, toujours et encore. Le MEDEF tient depuis ce matin une conférence de presse pour présenter sa liste de doléances aux différents candidats. 

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