Des civils continuent de fuir Irpine, dans les faubourgs de Kiev, en raison des attaques russes en cours en Ukraine.
Des civils continuent de fuir Irpine, dans les faubourgs de Kiev, en raison des attaques russes en cours en Ukraine.
Des civils continuent de fuir Irpine, dans les faubourgs de Kiev, en raison des attaques russes en cours en Ukraine. ©AFP - Wolfgang Schwan / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
Des civils continuent de fuir Irpine, dans les faubourgs de Kiev, en raison des attaques russes en cours en Ukraine. ©AFP - Wolfgang Schwan / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
Des civils continuent de fuir Irpine, dans les faubourgs de Kiev, en raison des attaques russes en cours en Ukraine. ©AFP - Wolfgang Schwan / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
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Résumé

Au treizième jour de la guerre, les forces de Moscou continuent à se déployer autour des villes, quand elle ne les bombarde pas.

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Il était 10H00, heure locale, lorsque des civils ont commencé à être évacués ce matin de la ville de Soumy, près de la frontière russo-ukrainienne, théâtre de violents combats depuis plusieurs jours et qui ont à nouveau tué neuf personnes dont deux enfants hier soir. Aujourd'hui encore la Russie assure avoir mis en place plusieurs cessez-le-feu locaux pour permettre aux habitants de plusieurs grandes métropoles, dont la capitale, d'échapper aux bombardements. Dans quelles conditions ? Difficile de le savoir. Hier déjà, dans les faubourgs de Kiev notamment, l'ouverture de couloirs humanitaires n'aura pas empêcher les détonations de se multiplier, sans que l’on puisse dire lequel des deux camps ennemis aura violé, en premier, le cessez-le-feu. Seule certitude, avec plusieurs villes assiégées où les vivres commencent à manquer, la situation humanitaire s'aggrave de jour en jour. Et c'est donc le plus souvent au milieu d'un va-et-vient incessant d'ambulances et malgré les bombes que les ukrainiens continuent à prendre massivement la route de l'exil, comme à Irpin, dernière ville-verrou avant Kiev en arrivant de l'ouest et où ils sont plus de 10.000, femmes, enfants et personnes âgées à avoir déjà défilé ces derniers jours sur une improbable planche de bois, à moitié enfoncée dans l'eau, pour fuir les bombardements. Selon le haut commissaire des Nations unies aux réfugiés, le seuil des deux millions de réfugiés provoqués par la guerre en Ukraine a été franchi ce matin.

Parmi les villes à présent les plus menacées aujourd'hui, on citera notamment Odessa. Là-bas, dans la grande cité portuaire sur les bords de la mer Noire, les habitants se préparent à l'arrivée des forces de Moscou. 

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L'inquiétude liée au grand port de la mer Noire est partagée également à 300km de là par les Roumains. Pourquoi ? Parce que si Odessa tombe, les Russes se retrouveront très vite à leur frontière.

Si l’offensive redouble d’intensité par le feu, en revanche, elle ne se concrétise pas par des avancées significatives sur le terrain. En d'autres termes, la guerre éclaire sans doute imaginée par le maître du Kremlin n'a pas eu lieu.

Quand la tragédie ukrainienne repose de manière brûlante la question de l’indépendance et de la souveraineté énergétique de l’Europe. Faut-il ou non se passer du pétrole et du gaz russes ? L'invité de la rédaction aujourd'hui : Jean-Arnold Vinois, conseiller énergie à l’Institut Delors.

Jean-Arnold Vinois : "Certains pays ont la possibilité de se passer des importations de gaz russe mais ce n'est pas le cas de tout le monde."

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Il y a une concertation urgente à faire avec les gros importateurs de gaz en Europe. Je crois que les chefs d'Etats devraient se pencher là-dessus et recevoir les patrons de ces entreprises, pour voir quelle est exactement la situation, parce que dans ce domaine-là, en général, le secret domine. Mais on est dans une situation de guerre et donc il faudrait qu'il y ait une solidarité montrée par ces entreprises pour pouvoir savoir ce qui peut être fait, sans provoquer des conséquences plus dramatiques que celles qu'on veut éviter.

En savoir plus : Flambée des prix de l'énergie : quelles solutions ?

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Après que le président candidat Emmanuel Macron a dit hier vouloir supprimer la redevance, le porte parole du gouvernement a tenté de rassurer ce matin : Gabriel Attal a écarté la mise en danger du financement comme de l'indépendance de l'audiovisuel public.   

C'est aujourd'hui la journée internationale pour les droits des femmes. Où en est l'égalité professionnelle dans le monde du travail ? Exemple à la caisse d'épargne Ile de France où la CGT a décidé de porter la toute première action d'un groupe de femmes discriminées devant la justice.

Références

L'équipe

Eleonora Farade
Collaboration
Nicolas Pommé
Collaboration
Thomas Cluzel
Journaliste