Un bâtiment résidentiel touché par une attaque russe à Kiev, en Ukraine, le 15 mars 2022.
Un bâtiment résidentiel touché par une attaque russe à Kiev, en Ukraine, le 15 mars 2022.
Un bâtiment résidentiel touché par une attaque russe à Kiev, en Ukraine, le 15 mars 2022. ©AFP - State Emergency Service of Ukrai / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
Un bâtiment résidentiel touché par une attaque russe à Kiev, en Ukraine, le 15 mars 2022. ©AFP - State Emergency Service of Ukrai / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
Un bâtiment résidentiel touché par une attaque russe à Kiev, en Ukraine, le 15 mars 2022. ©AFP - State Emergency Service of Ukrai / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP
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Résumé

Au 20e jour de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les délégations des deux parties doivent reprendre leurs pourparlers aujourd'hui, tandis que que les frappes de l'envahisseur se multiplient à Kiev.

avec :

Bernard Jullien (Maître de conférence en économie à l'Université de Bordeaux et directeur du Gerpisa (Groupe d'Etude et de Recherche Permanent sur l'Industrie et les Salariés de l'Automobile)).

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S'il fallait encore se convaincre de la nature de l'agression militaire conduite par Vladimir Poutine en Ukraine, les images aussi tragiques que saisissantes de deux immeubles d'habitation en flammes après une salve de bombardements hier sur la capitale assiégée devraient à elles seules suffire à montrer le vrai visage de la guerre. Ce matin encore, au moins trois puissantes explosions ont été entendues depuis le centre de Kiev et des tirs ont touché deux zones résidentielles. A mesure que les combats redoublent en intensité, la ville est désormais presque entièrement encerclée par les forces russes. Signe, d'ailleurs, que la capitale vit un "moment dangereux et difficile", le mairie de Kiev a imposé aujourd'hui un couvre-feu à partir de ce soir.

L'Union Européenne a décidé hier soir d'un quatrième train de sanctions dans l'espoir toujours d'affaiblir le régime du maître du Krémlin. Et c'est en pleine chasse aux amis et proches de Vladimir Poutine, que de nouvelles révélations dans la presse britannique viennent à présent mettre en lumière une amitié pour le moins encombrante entre Boris Johnson et un certain oligarque, Evgeni Lebedev.

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Cette guerre en Ukraine aura conduit à ouvrir aujourd'hui de multiples fronts, au risque parfois de nourrir une certaine russophobie ou à tout le moins obligeant à des prises de position de principe répondant à un impératif essentiellement moral. C'est le cas, en particulier, pour toutes ces entreprises multinationales qui sous la pression de leur opinion publique ont été sommés de cesser leurs activité en Russie et même de plier bagages. Certaines ont été citées en exemple à l'instar des majors britanniques BP et Shell, quand d'autres se retrouvent à l'inverse aujourd'hui pointées du doigt, comme par exemple TotalEnergies.

Ce n'est pas un acte isolé mais sans doute pas encore un point de bascule. Toujours est-il que dans un pays où les voix dissonantes n'ont jamais accès à la télévision sous contrôle très étroit de l'État et encore moins en prime time, les images d'hier ont surpris tout le monde. En plein journal télévisé, l'un des plus populaires en Russie, une femme a surgi hier soir sur le plateau avec une pancarte dénonçant la propagande d'Etat et réclamant la fin de la guerre. Son nom : Marina Ovsyannikova.

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Après avoir subit les effets de la pandémie, voilà que la volatilité des marchés des matières premières, exacerbée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie vient à nouveau obscurcir l'horizon d'un certain nombre de secteurs industriels, et tout particulièrement celui des constructeurs automobiles. L'invité de la rédaction : Bernard Jullien, maître de conférences en économie à l'Université de Bordeaux et directeur du Groupe d'Etude et de Recherche Permanent sur l'Industrie et les Salariés de l'Automobile.

Bernard Jullien : "Il y a une espèce de résilience de l'engagement de Renault en Russie"

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Le président candidat Emmanuel Macron aurait-il l'intention d'allonger jusqu'au premier tour la liste des cadeaux qu'il promet de distribuer s'il est réélu ? Après la suppression annoncée de la redevance télé, voici venue l'augmentation générale en vue pour les quelques 5,7 millions d'agents publics avant l'été. L'annonce a été faite ce matin par voix de presse, dans un entretien de la ministre Amélie de Montchalin au journal Le Parisien.