La Première ministre de la France, Elisabeth Borne.
La Première ministre de la France, Elisabeth Borne.
La Première ministre de la France, Elisabeth Borne. ©AFP - CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP
La Première ministre de la France, Elisabeth Borne. ©AFP - CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP
La Première ministre de la France, Elisabeth Borne. ©AFP - CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP
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Résumé

En choisissant Élisabeth Borne au poste de Première ministre, Emmanuel Macron garde seul les rênes de son camp avant les législatives.

avec :

Pierre Lescure (Journaliste et homme de média, président du Festival de Cannes).

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Pour afficher sa compassion, montrer qu’il se soucie des classes populaires et au-delà de toutes les personnes en colère ou marginalisées, bref pour amorcer un dialogue avec ceux qui l’ont réélu à contrecœur, Emmanuel Macron avait semblé faire preuve d'une nouvelle humilité au soir du second tour de la présidentielle non seulement en promettant une nouvelle méthode, mais aussi en assurant que son second mandat ne serait “pas la continuité du quinquennat qui s’achève”. Et à ce titre, le choix hier d'Elisabeth Borne au poste de Première ministre interroge. Polytechnicienne, haut fonctionnaire, jamais élue, elle est une fidèle de la première heure du chef de l'Etat, récompensée d'ailleurs à plusieurs reprises : ministre des Transports puis ministre de la Transition écologique et enfin ministre du Travail. En ce sens, elle incarne donc surtout la continuité. Difficile, dès-lors, d'entrevoir chez Emmanuel Macron la moindre intention de changer sa manière d'exercer le pouvoir dans le quinquennat qui s'ouvre.

Quoi qu'il en soit, pour ses débuts comme Première ministre, Elisabeth Borne devra répondre à une double urgence : non seulement constituer son équipe gouvernementale et mener la bataille des législatives, mais aussi se préparer à répondre d'ores et déjà aux attentes des Français, en particulier sur le climat. Nous tâcherons de savoir comment celle qui depuis hier a pris la tête du gouvernement entend mettre en oeuvre justement la "planification écologique" promise par le président, alors même que la France peine aujourd'hui à tenir ses engagements internationaux en la matière. Et puis nous essaierons de comprendre en quoi Elisabeth Borne est-elle ou non l'incarnation de cette dynamique nouvelle promise par le chef de l'Etat.

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Les autres titres de l'actualité

Le taux de chômage est resté quasi stable au premier trimestre en France, à 7,3% de la population active, soit son plus bas niveau depuis début 2008, selon les données publiées ce matin par l'Insee. Et puis autre bonne nouvelle, le taux d'emploi : 68%.  Un taux au plus haut, notamment chez les jeunes entre 15 et 24 ans, et que l'on le doit surtout à l'apprentissage.

Tripoli est secouée depuis ce matin par des affrontements armés, après que le gouvernement libyen désigné par le Parlement après l'annulation des élections générales a annoncé son entrée dans la capitale, aux mains de l'administration rivale.

L'armée ukrainienne assure qu'elle s’efforce depuis hier d'évacuer les derniers combattants piégés dans l'usine Azovstal, dans le port de Marioupol assiégé. Après des semaines de résistance acharnée, Kiev n'a plus d'autre choix désormais que de céder le contrôle de la ville à l'envahisseur.

Même si la guerre en Ukraine aura, en partie, jeté un voile sur les festivités, le Festival de Cannes s'ouvre de nouveau en grand format, ce soir, pour une 75e édition. L'invité de la rédaction : le président du Festival, Pierre Lescure.

"Thierry Frémeaux et ses équipes ont reçu cette année plus de films que jamais pour la sélection. Je retiens la santé du cinéma de mes 8 années pdt"

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"Le festival de Cannes, par sa palette de propositions, qui vont de films d'auteurs qui peuvent être très populaires - souvenez-vous de la Palme d'or de Parasite - à des sélections, même hors-compétition, très événementielles, doit permettre de redonner envie à toutes les générations d'aller dans les salles. Il en est de même du théâtre. Le théâtre a connu d'autres crises dans le passé. Il faut que les salles soient très volontaristes, qu'elles fassent sans doute un certain nombre de propositions aux jeunes générations et nous, nous devons frapper sans arrêt les trois coups de toutes les formes de cinéma pour redonner envie."

Pierre Lescure, à la tête de Cannes depuis 2014, a souhaité se retirer. Il sera remplacé par l’ex dirigeante des studios Warner en France : Iris Knobloch.
Pierre Lescure, à la tête de Cannes depuis 2014, a souhaité se retirer. Il sera remplacé par l’ex dirigeante des studios Warner en France : Iris Knobloch.
© Radio France - Fiona Moghaddam
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Journaliste