Une famille dans un centre civique où des services de soutien psychologique sont proposés après la tuerie d'Uvalde, au Texas, le 24 mai 2022.
Une famille dans un centre civique où des services de soutien psychologique sont proposés après la tuerie d'Uvalde, au Texas, le 24 mai 2022.
Une famille dans un centre civique où des services de soutien psychologique sont proposés après la tuerie d'Uvalde, au Texas, le 24 mai 2022. ©AFP - allison dinner
Une famille dans un centre civique où des services de soutien psychologique sont proposés après la tuerie d'Uvalde, au Texas, le 24 mai 2022. ©AFP - allison dinner
Une famille dans un centre civique où des services de soutien psychologique sont proposés après la tuerie d'Uvalde, au Texas, le 24 mai 2022. ©AFP - allison dinner
Publicité
Résumé

Un adolescent a ouvert le feu hier dans une école primaire au Texas, tuant 19 élèves de moins de 10 ans et deux adultes. Cette nouvelle tuerie a aussitôt replongé le pays dans un véritable cauchemar, en l'occurrence, dans les affres des fusillades en milieu scolaire.

avec :

Jérôme Paillard.

En savoir plus

Le carnage tout d'abord, la douleur de l'émotion ensuite et enfin la colère. Ou comment depuis des années, déjà, l’Amérique égrène ses deuils par balles. "Trop, c'est trop", s'est emportée dès-hier la vice-présidente Kamala Harris, après qu'un jeune adolescent ne tue 19 enfants âgés de 5 à 10 ans, avec leur enseignante et un adulte. L'horreur à son paroxysme. La pire tragédie perpétrée dans une école primaire américaine ces 10 dernières années.

Il était peu avant midi lorsque Salvador Ramos, citoyen américain lequel venait d'avoir 18 ans est entré dans l'établissement pour jeunes enfants de la ville d'Uvalde, au Texas. Equipé d’un gilet pare-balles et d’un fusil il a ouvert le feu. Certains enfants ont réussi à s’extraire des salles de classe par des fenêtres, d'autres épouvantés se sont réfugiés dans un établissement de pompes funèbres situé à proximité. Au final, le tireur tuera 19 enfants et deux adultes dont une enseignante, avant d'être lui-même abattu par la police. Par ailleurs, on a appris que quelques heures seulement auparavant, l'homme avait rendu visite à sa grand-mère avant, là encore, de lui tirer dessus. Son état de santé reste en revanche à déterminer.

Publicité

Quant à la question de savoir, à présent, qui est Salavador Ramos ? Plusieurs médias américains ont d'ores et déjà partagé une photographie du tueur de masse : on y voit un jeune homme arborant un visage inexpressif et pâle. Il semble également que quelques jours avant de passer à l'acte, le jeune homme avait partagé sur le compte Instagram qui lui est attribué une photo montrant deux fusils. Et puis sur son profil TikTok, cette fois-ci, Salvador Ramos avait aussi écrit sur sa biographie ces quelques mots : "les enfants sont effrayés dans la vraie vie". En revanche, difficile encore de trouver les véritables mobiles de cette tuerie.

Face à la litanie des fusillades en milieu scolaire, que faire ? Le président Joe Biden «écœuré et fatigué» s’est adressé dès hier à la nation, l'exhortant à «transformer la douleur en action», notamment en lançant un énième appel à réguler d'une part les armes à feu et à «affronter d'autre part le lobby des armes». S'agissant tout d'abord du port d'armes, on sait combien ce principe sacro-saint garanti par le deuxième amendement de la Constitution est profondément ancré dans la psyché américaine. Près d’un tiers d'entre eux possèdent, d'ailleurs, aujourd'hui une arme à feu. Ce qui signifie que même si cet énième drame ne manquera pas de relancer le débat, l'opinion publique n'est sans doute pas prête à réformer le deuxième amendement. Et puis l'autre frein législatif c'est le lobby des armes, extrêmement puissant, lequel finance par ailleurs beaucoup de campagnes électorales. Et la remarque, en l'occurrence, a son importance en pleine année des Midterms, ces élections de mi-mandat lors desquelles les républicains espèrent retrouver une majorité au Congrès.

Les autres titres de l'actualité

La Corée du Nord mènerait-elle des tests avec un dispositif de détonation en vue d'un éventuel essai nucléaire ? C'est en tous les cas ce que soupçonne la Corée du Sud, laquelle a fait part ce matin d'une nouvelle salve de trois missiles tirés par son voisin, dont l'un pourrait être un missile balistique intercontinental.

La Commission européenne a présenté aujourd'hui un nouveau dispositif de sanctions contre la Russie. Après avoir gelé les avoirs des oligarques russes au sein de l’Union européenne (yachts, villas et autres comptes en banque), elle propose à présent pour tous ceux qui violent les sanctions de confisquer ces mêmes avoirs.

Elisabeth Borne est formelle. La Première ministre a appris le détail des accusations de viols visant Damien Abad à la lecture de l'article de Mediapart publié samedi dernier. Et pourtant le site d'investigation assure, lui, avoir sollicité les services de Matignon dès vendredi, soit après l'annonce de la composition du gouvernement mais plusieurs heures avant les révélations concernant le nouveau ministre des Solidarités. Seule certitude, au-delà des questions sur le calendrier, il apparaît que toute cette affaire commence sérieusement à empoisonner les premiers jours du nouvel exécutif.

Comme chaque mercredi jusqu'au premier tour des législatives, la rédaction vous propose de nous intéresser à une région : aujourd'hui focus sur les Hauts-de-France ou dit autrement sur les terres de conquête du Rassemblement national.

Comment se porte aujourd'hui l’industrie du cinéma ? L'invité de la rédaction : Jérôme Paillard, Directeur général du Marché du Film du Festival de Cannes.

Jérôme Paillard : "La très très bonne surprise de ce marché du film 2022 est qu'avec 12 800 participants nous avons même dépassé le niveau de 2019."

6 min

"Cela a vraiment été la très très bonne surprise parce qu'il y a un mois nous n'étions pas du tout sûrs de ce que nous allions faire cette année et là nous avons même dépassé le niveau de 2019, si on compte les quelques accrédités en ligne. Nous avons 800 accrédités en ligne quand même. Donc nous ne sommes pas hybrides, nous sommes vraiment en présentiel, mais quelques pays ne pouvaient pas venir, notamment la Chine, et donc nous avons donné la possibilité à quelques participants d'assister à distance. Nous sommes à 12 800 participants, avec le grand retour des Américains, qui représentent notre plus importante délégation."