Des troupes ukrainiennes se déplacent à côté de chars d'assaut sur une route de la région de Donbass. ©AFP - Anatolii Stepanov / AFP
Des troupes ukrainiennes se déplacent à côté de chars d'assaut sur une route de la région de Donbass. ©AFP - Anatolii Stepanov / AFP
Des troupes ukrainiennes se déplacent à côté de chars d'assaut sur une route de la région de Donbass. ©AFP - Anatolii Stepanov / AFP
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Résumé

La prise de Severodonetsk par l'ennemi russe est désormais imminente et constituera sans doute une étape cruciale dans le plan de conquête voulu par Vladimir Poutine.

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Des dizaines de milliers de morts et des déplacés par millions, une véritable boucherie au cœur même de l'Europe. Le réveil du spectre de la guerre d'extermination par la faim, comme le retour du pire de la terreur nucléaire et de la course aux armements. L'impression consternante que l'histoire se répète inlassablement avec des effets tout aussi désespérément similaires : une zone de combat et au-delà encore, un champ de bataille idéologique, économique, énergétique et alimentaire. La guerre voulue par le maître du Kremlin en Ukraine a fait vaciller l'ordre mondial, sans que rien ne permette aujourd'hui, 4 mois jour pour jour après le début de l'invasion, d'entrevoir la fin de ce chaos. Hier, un feu vert a bien été accordé à l'Ukraine pour espérer intégrer la famille européenne. Mais cette étape hautement symbolique ne saurait faire oublier sur le terrain la progression des forces de l'envahisseur à coups de bombardements destructeurs. Tout aussi symbolique, ce matin, les forces ukrainiennes sous le feu de bombardements incessants ont d'ailleurs reçu l'ordre de se retirer de Severodonetsk.

Après la chute de Marioupol, cité martyre du Sud du pays tombée sous contrôle de l'envahisseur russe le mois dernier, la prise prochaine de Sieverodonetsk à l'Est, cette fois-ci, marquerait le cas échéant une étape cruciale dans le plan de conquête voulu par Moscou.

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Aujourd'hui débute donc en Ukraine le 5ème mois de guerre. Et déjà près d'un tiers des infrastructures du pays ont été totalement détruites : routes, ports, chemins de fer, aéroports, mais aussi des bâtiments essentiels comme les écoles et les hôpitaux. Le système de santé est aujourd'hui grandement fragilisé avec un accès aux soins difficile pour la population, notamment dans l'Est du pays. A Kharkiv, nos envoyés spéciaux Yann Gallic et Arthur Gerbault ont rencontré les équipes de Médecins sans frontières qui viennent en aide aux habitants déplacés, lesquels ont dû fuir à cause des bombardements.

Les autres titres de l'actualité

Les sanctions contre la Russie, la reconstruction de l'Ukraine mais aussi le double défi de la sécurité énergétique et de la transition vers des énergies vertes. Tous ces sujets seront au coeur des discussions du G7 prévu dimanche en Allemagne.
Et l'on pourrait encore en ajouter un dernier : la sécurité alimentaire mondiale, menacée aujourd'hui par le blocage des céréales ukrainiennes.

L'invité de la rédaction : Jean-François Dubost, Directeur du plaidoyer CCFD-Terre Solidaire.

Jean-François Dubost : "Une série d'exemples montre que l'on assiste clairement au retour d'un certain nombre d'investisseurs qui n'ont rien à faire en matière agricole."

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"On parle là de la volatilité des prix et surtout de la déconnexion des échanges et des flux financiers sur les principales places d'échanges des matières premières alimentaires (Chicago, Euronext et Londres). Une déconnexion entre le matériel et l'immatériel ou le financier. On a pu observer que juste après l'agression russe en Ukraine, en neuf jours, les flux avaient augmenté de 54%, que des fonds d'investissement investissaient depuis le début de l'année 2022 à peu près six fois plus qu'ils ne l'avaient fait pour l'intégralité de l'année 2021. Et toute une série d'exemples montre que l'on est clairement en train d'assister à un retour d'un certain nombre d'investisseurs qui n'ont rien à faire en matière agricole mais sont simplement intéressés par les enjeux financiers et les profits qu'ils peuvent en retirer. Ces structures se sont concentrées sur ces marchés agricoles, provoquant naturellement une hausse des prix, qui continuent de monter. Nous sommes à près de 30% en plus pour le panier alimentaire par rapport à l'an dernier."

L'impact de la guerre sur la production agricole
L'impact de la guerre sur la production agricole
© AFP - Sophie RAMIS, Paz PIZARRO, Jean-Michel CORNU, Sylvie HUSSON
Ukraine : la baisse de production agricole
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© AFP - Sophie Ramis, Sylvie Husson

En invalidant une loi en vigueur dans l’Etat de New York depuis plus d’un siècle, la Cour Suprême des Etats-Unis a ouvert la voie à un port d’arme généralisé partout en dehors de chez soi. Un peu plus tôt, le Sénat avait adopté un projet de loi pour limiter les armes à feu. Une première depuis des décennies.

Deux semaines seulement après avoir remporté de justesse un vote de confiance, le Premier ministre britannique a enregistré cette nuit deux défaites dans des législatives partielles. Et comme si ce double camouflet ne suffisait pas, dans la foulée, Bojo a reçu une troisième claque avec la démission ce matin du président exécutif du parti conservateur.

Au Palais de justice de l’île de la Cité à Paris, les avocats de Salah Abdeslam auront la parole en dernier aujourd’hui sur les bancs de la défense au procès des attentats du 13 novembre.

Parce que les élections législatives constituent l'un des éléments-clés à partir desquels est calculé le montant de l’aide attribuée par l’Etat aux partis et groupements politiques, pour les uns c'est le jackpot quand pour d'autres les temps s'annoncent plus difficiles.

Références

L'équipe

Eleonora Farade
Collaboration
Nicolas Pommé
Collaboration
Thomas Cluzel
Journaliste