Photo de septembre 2016 dans laquelle Ashiq Masih, le mari d'Asia Bibi, montre une image de sa femme
Photo de septembre 2016 dans laquelle Ashiq Masih, le mari d'Asia Bibi, montre une image de sa femme
Photo de septembre 2016 dans laquelle Ashiq Masih, le mari d'Asia Bibi, montre une image de sa femme ©AFP - Arif Ali
Photo de septembre 2016 dans laquelle Ashiq Masih, le mari d'Asia Bibi, montre une image de sa femme ©AFP - Arif Ali
Photo de septembre 2016 dans laquelle Ashiq Masih, le mari d'Asia Bibi, montre une image de sa femme ©AFP - Arif Ali
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Résumé

La fin d'une longue saga judiciaire au retentissement international. Ce matin, la Cour suprême pakistanaise a ouvert la voie au départ de son pays de la chrétienne Asia Bibi, en rejetant l'ultime recours contre son acquittement prononcé en octobre dernier.

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C'est non seulement l'ultime volet judiciaire d'une affaire devenue un symbole des dérives de la loi réprimant le blasphème au Pakistan, mais plus encore c'est la décision qu'espérait Asia Bibi pour qu'enfin plus rien ne l'empêche de quitter désormais son pays. Ce matin, la Cour Suprême a rejeté l'ouverture d'une procédure en appel contre l’acquittement de cette mère de quatre enfants, condamnée à mort en première instance en 2010, pour avoir tenu des propos critiques envers l'Islam, lorsque des voisins lui avaient demandé de ne pas boire de l'eau dans le même verre qu'eux, au prétexte qu'elle était chrétienne. Son acquittement, prononcé le 31 octobre dernier, avait immédiatement suscité des manifestations de milliers d'islamistes exigeant sa pendaison. Depuis, elle était contrainte de vivre sous haute protection. Mais depuis ce matin, la décision de la plus haute instance judiciaire du Pakistan ouvre désormais la voie au départ de la jeune femme de son pays.

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A l'occasion de cette journée spéciale "Grand Débat" sur l'antenne de France-Culture, invité du journal : Jacques Cornec, maire de Bourgheim et président de l'association des maires ruraux du Bas-Rhin.

Note de la rédaction : Contrairement à ce que Jacques Cornec a affirmé dans ce journal, conduire sans permis de conduire est un délit grave et non une contravention. Le site de la Sécurité routière précise ainsi que :

La peine encourue pour le défaut de permis est d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Le véhicule peut être immobilisé et mis en fourrière immédiatement, il peut être confisqué si le conducteur en est propriétaire.  
Dans le cas d’un conducteur ayant déjà commis un délit relatif au code de la route (par exemple, conduite sans permis, mais aussi conduite sous l’emprise de l’alcool ou après usage de stupéfiants), les sanctions prononcées sont alors plus lourdes. Elles peuvent aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour le défaut de permis.

Références

L'équipe

Thomas Cluzel
Journaliste
Mathieu Laurent
Journaliste