Des policiers se tiennent devant la mosquée de Bayonne, où un activiste d'extrême-droite a grièvement blessé par balles deux fidèles.
Des policiers se tiennent devant la mosquée de Bayonne, où un activiste d'extrême-droite a grièvement blessé par balles deux fidèles.  ©AFP - GAIZKA IROZ
Des policiers se tiennent devant la mosquée de Bayonne, où un activiste d'extrême-droite a grièvement blessé par balles deux fidèles. ©AFP - GAIZKA IROZ
Des policiers se tiennent devant la mosquée de Bayonne, où un activiste d'extrême-droite a grièvement blessé par balles deux fidèles. ©AFP - GAIZKA IROZ
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Au lendemain d'une attaque menée, à Bayonne, contre une mosquée, le Sénat examine aujourd'hui une proposition de loi visant à interdire le port de signes religieux aux parents accompagnant des sorties scolaires.

Avec
  • Guillaume Quercy président de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles.

Si, à l'évidence, la succession des événements, ces dernières heures, ne relève de rien d'autre que du pur hasard, la coïncidence des faits n'en reste pas moins éloquente. Hier, au lendemain même de l'annonce de la mort du leader de l'organisation Etat islamique, et quelques heures seulement après qu'Emmanuel Macron eut reçu à l’Elysée les représentants du culte musulman, voilà qu'on apprenait qu'un extrémiste de droite tirait à balles réelles sur deux septuagénaires devant la mosquée de Bayonne. Et c'est encore dans ce climat anxiogène, amplement nourri par les amalgames, que le Sénat doit, lui, examiner, aujourd'hui, une proposition de loi visant à interdire le port de signes religieux aux parents accompagnant des sorties scolaires. Or, là encore, même si le texte a été déposé en juillet dernier, autrement-dit, bien avant la nouvelle polémique sur le port du voile relancée récemment par un élu du Rassemblement National, il prend à présent un relief tout particulier. Enfin, ultime révélation dans ce contexte politique, pour le moins, explosif, voilà qu'on apprend aujourd'hui que le gouvernement réfléchirait à la création d'un "monsieur immigration".  Ce projet défendu par Stanislas Guerini, le patron de la République en marche, un très proche d'Emmanuel Macron, serait encore à l'étude. Mais, d'ores et déjà, il résonne comme un possible retour aux années Sarkozy, en l'occurrence celles du ministère de l'Immigration et de l'identité nationale, c'est-à-dire des créations au potentiel inflammable.  

Depuis sa lettre aux Français, en début d'année, le chef de l'Etat se sera emparé, à plusieurs reprises, déjà, de la thématique de l’immigration. Et finalement, avec ce télescopage aussi troublant qu'imprévisible entre le calendrier d'un côté et l'actualité de l'autre, le chef de l'Etat apparaît, aujourd'hui, un peu dépassé par les événements.

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