Le président de la République, Emmanuel Macron ©AFP - LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Le président de la République, Emmanuel Macron ©AFP - LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Le président de la République, Emmanuel Macron ©AFP - LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
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Résumé

Dans sa lettre aux Français rendue publique, hier, Emmanuel Macron promet de "tirer toutes les conclusions" de la grande consultation inédite qui sera lancée à partir de demain.

avec :

Cyril Lage (co-fondateur de l'entreprise "Cap Collectif", le prestataire en charge de mettre en place la plateforme numérique de ce grand débat national).

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En posant sur 5 pages quatre grands thèmes et une trentaine de questions, Emmanuel Macron aurait-il fini par écrire, hier soir, l'acte fondateur de la nouvelle gouvernance qu'il avait promise ? Quoi qu'il en soit et même si sa missive n'est pas sans rappeler le plaidoyer épistolaire adressé, 30 ans plus tôt, par un certain François Mitterrand, voire le courrier programmatique diffusé par Nicolas Sarkozy, le chef de l'Etat entend désormais, par cette lettre, rien de moins que de proposer  un "nouveau contrat pour la Nation". Sans doute les plus "cyniques" ou les plus "réfractaires" à toute parole venue d'en haut se demanderont-ils : que ne l'avait-il fait depuis 18 mois ? 

D'où cette question : cette lettre, censée répondre au mouvement des "gilets jaunes" en promettant de transformer les colères en solutions, parviendra-t-elle à convaincre opposition et manifestants qui, pour une large partie d'entre eux y voient, surtout, une "manœuvre politique" ?   

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Tandis que demain sera donné le coup d'envoi du fameux "grand débat national", cette lettre, au fond, résume bien à elle seule les limites de l'exercice. Tout d'abord, essayer de détourner les tirs contre l'exécutif : ce débat ne devra être "ni une élection, ni un référendum", conclue lui-même Emmanuel Macron dans sa lettre. Et puis même si le président écrit qu'il ne doit pas y avoir de "questions interdites", pas de "tabous", il semble bien que certaines lignes rouges excluent, d'ores et déjà, tout "détricotage" de la politique menée depuis le début du quinquennat.

Invité : Cyril Lage, co-fondateur de l'entreprise "Cap Collectif", le prestataire en charge de mettre en place la plateforme numérique de ce grand débat national.    

Cyril Lage, le 14 janvier 2019
Cyril Lage, le 14 janvier 2019
© Radio France - Nathalie Lopes

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