Le président français Emmanuel Macron montre un graphique des doses de vaccin Covid-19, lors d'une conférence de presse après un sommet de l'Union européenne (UE) organisé par vidéoconférence, au palais présidentiel de l'Elysée à Paris, le 25 mars 20
Le président français Emmanuel Macron montre un graphique des doses de vaccin Covid-19, lors d'une conférence de presse après un sommet de l'Union européenne (UE) organisé par vidéoconférence, au palais présidentiel de l'Elysée à Paris, le 25 mars 20 ©AFP - BENOIT TESSIER
Le président français Emmanuel Macron montre un graphique des doses de vaccin Covid-19, lors d'une conférence de presse après un sommet de l'Union européenne (UE) organisé par vidéoconférence, au palais présidentiel de l'Elysée à Paris, le 25 mars 20 ©AFP - BENOIT TESSIER
Le président français Emmanuel Macron montre un graphique des doses de vaccin Covid-19, lors d'une conférence de presse après un sommet de l'Union européenne (UE) organisé par vidéoconférence, au palais présidentiel de l'Elysée à Paris, le 25 mars 20 ©AFP - BENOIT TESSIER
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Alors que les critiques se multiplient, dans l’opposition comme chez certains médecins, pour dénoncer « le pari manqué » du président de la République, Emmanuel Macron a précisé hier qu’il n’avait « aucun mea culpa à faire, aucun remords » à propos de sa stratégie dite de la « troisième voie ».

Avec
  • Sandrine Fournier

"Ça commence aujourd'hui". Ou plus exactement : "que la fête commence". Voilà plus d'un an, maintenant, que la France attend le retour à une vie normale, celle d'"un dimanche à la campagne", mais plus encore le retour à "la vie et rien d'autre". Au lieu de cela, "la mort en direct" occupe la Une des journaux, des "histoires de vies brisées" et de "laissez-passer", "dans la brume électrique" d'"une guerre sans nom", ou presque, non pas "L.627", référence à l'ancien article du Code de la santé publique mais SARS-CoV-2 ou Covid-19 pour bien marquer, "contre l'oubli", l'année d'apparition de cette maladie, laquelle aura eu trop souvent tendance à nous faire oublier "la chance et l'amour", sans oublier "les baisers". Avec sa chevelure ivoire, Bertrand Tavernier, cinéaste généreux et engagé disparu hier, intarissable passionné à l'ironie mordante, avait déclaré un jour : "Il en va de la politique comme du cinéma : certains tournages donnent l’impression d’un bordel absolu. Mais l’ordre peut sortir du chaos".

Depuis la fin de l'année, l’épidémie est repartie de plus belle. Au fil des semaines, tous les seuils d’alerte ont été franchis. Les services de réanimation débordent. Le bilan humain devrait prochainement atteindre les 100 000 morts. Et face à cela, le gouvernement, lui, n'en démord pas et revendique une approche pragmatique, celle d'un confinement aéré. Hier, Olivier Véran a certes annoncé que les mesures dites de freinage décidées la semaine dernière seront étendues à trois nouveaux départements : la Nièvre, l’Aube et le Rhône. Reste que les indicateurs sanitaires continuent à se dégrader. Et, d'ailleurs, Emmanuel Macron a pour sa part prévenu que "nous aurons des nouvelles mesures utiles à prendre", mais "en temps et en heure", a insisté le chef de l'Etat.  

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Et puis, lors d'une mise au point inattendue, le président, accusé par le corps médical et l’opposition d’avoir pris des mesures trop timides et trop tardives face à l’épidémie a riposté. Sur un ton vif, Emmanuel Macron a affiché son refus de "battre sa coulpe". Il y a tout juste un an (16 mars), pourtant, le chef de l'Etat avait lancé : "Cette période nous aura beaucoup appris, beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, et je saurai avec vous en tirer toutes les conséquences". Visiblement, ce temps là n'est pas encore venu.

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Le porte-conteneurs d’une société japonaise reste bloqué dans le canal de Suez ce qui entraîne des perturbations importantes. Les efforts se poursuivent pour dégager ce navire de 400 mètres de long coincé en travers de cette voie commerciale cruciale et d'ores et déjà durement affectée. Pas moins de 200 navires seraient actuellement empêchés d'emprunter le canal, ce qui préfigurent d'importants retards dans les livraisons de pétrole et autres produits.

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Selon une responsable au Japon, rien n'a vraiment évolué sur place et rien n'est encore garanti pour le calendrier.

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