Une victime du Covid enterrée à Rio de Janeiro le 1er avril 2021
Une victime du Covid enterrée à Rio de Janeiro le 1er avril 2021 ©AFP - FABIO TEIXEIRA / ANADOLU AGENCY
Une victime du Covid enterrée à Rio de Janeiro le 1er avril 2021 ©AFP - FABIO TEIXEIRA / ANADOLU AGENCY
Une victime du Covid enterrée à Rio de Janeiro le 1er avril 2021 ©AFP - FABIO TEIXEIRA / ANADOLU AGENCY
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Le Brésil a enregistré la semaine dernière en moyenne plus de 3000 morts par jour du Covid. La diffusion du variant brésilien inquiète la communauté internationale, mais la France n'envisage pas pour l'instant d'imposer une quarantaine dans ses aéroports.

Depuis le début du mois d'avril, les chiffres quotidiens de la pandémie s'emballent au Brésil dans des proportions effarantes : 1803 morts hier, 4249 décès le 8 avril. Aucun pays au monde n'est à ce point touché par le Covid actuellement. Le variant brésilien du virus, le P1, explique en partie cette hécatombe. Et le coronascepticisme du président brésilien Jair Bolsonaro, qui refuse tout confinement, n'arrange pas les choses. Autre caractéristique brésilienne, la majorité des patients Covid en réanimation ont moins de 40 ans. 

Des malades du Covid de plus en plus jeunes au Brésil : la correspondance d'Anne Vigna à Rio

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Face à cette situation, certains pays ont décidé de restreindre voire de tarir les arrivées en provenance du Brésil. Le Portugal par exemple a carrément interrompu les liaisons aériennes avec le territoire brésilien. D'autres pays imposent une stricte quarantaine aux voyageurs. Rien de tout cela en France : un millier de personnes arrivent chaque semaine sur le sol français depuis le Brésil, selon les derniers chiffres du gouvernement. Et elles ne sont pas obligées d'observer une période de quarantaine.  Une souplesse que regrettent certains scientifiques français : Rémi Salomon, président de la commission médicale de l'Assistance publique hôpitaux de Paris, demande une véritable quarantaine pour ces voyageurs. L'épidémiologiste Pascal Crépey est plus nuancé. Car pour lui, il est sans doute trop tard pour empêcher la diffusion du variant brésilien. Pascal Crépey est enseignant-chercheur à l'Ecole des hautes études en santé publique de Rennes.

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Pascal Crépey : "le variant brésilien circule déjà en Europe"

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L'actualité économique est dominée aujourd'hui par la fin provisoire peut-être d'un long feuilleton. Veolia et Suez ont enfin trouvé un accord pour créer un champion français des services environnementaux, notamment dans le traitement des eaux. Veolia rachète les actions de Suez à 20,5 euros l'unité. L'opération aboutit à la création d'un nouveau Suez avec un chiffre d'affaires diminué de moitié. C'est donc Veolia qui sort vainqueur du bas de fer en rachetant une partie des activités de son rival, et les syndicats de Suez se sentent trahis.

En Allemagne, rien n'est joué dans la bataille pour la succession d'Angela Merkel à la chancellerie. Son parti, la CDU, a choisi de faire confiance à Armin Laschet, l'actuel président de la formation conservatrice, pour les élections du 26 septembre prochain. Mais le camp conservateur a un autre candidat déclaré, le Bavarois Markus Söder, chef de la CSU, alliée de la CDU en Bavière. Il a expliqué cet après-midi qu'il n'entendait pas pour l'instant renoncer à briguer la succession d'Angela Merkel. Markus Söder dirige le land de Bavière, il est nettement plus populaire qu'Armin Laschet dans les sondages d'opinion. Quant à Angela Merkel, après avoir dirigé l'Allemagne pendant 16 ans, elle a décidé de ne pas briguer un cinquième mandat.