Poros le 8 juin 2021 : la Grèce vient d'installer une clôture de cinq mètres de haut sur une quarantaine de kilomètres à la frontière turque
Poros le 8 juin 2021 : la Grèce vient d'installer une clôture de cinq mètres de haut sur une quarantaine de kilomètres à la frontière turque
Poros le 8 juin 2021 : la Grèce vient d'installer une clôture de cinq mètres de haut sur une quarantaine de kilomètres à la frontière turque ©AFP - SAKIS MITROLIDIS
Poros le 8 juin 2021 : la Grèce vient d'installer une clôture de cinq mètres de haut sur une quarantaine de kilomètres à la frontière turque ©AFP - SAKIS MITROLIDIS
Poros le 8 juin 2021 : la Grèce vient d'installer une clôture de cinq mètres de haut sur une quarantaine de kilomètres à la frontière turque ©AFP - SAKIS MITROLIDIS
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Résumé

Réunis à Bruxelles, les dirigeants des 27 Etats membres vont accorder une nouvelle aide financière à la Turquie de Recep Tayyip Erdogan : 3,5 milliards d'euros pour la gestion de l'accueil des réfugiés syriens. L'UE compte sur Ankara pour réduire les arrivées de migrants en Europe.

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La question migratoire revient à l'agenda prioritaire de l'Union européenne. Réunis en sommet à Bruxelles aujourd'hui et demain, les dirigeants des 27 doivent se prononcer sur une nouvelle aide financière à la Turquie qui accueille près de quatre millions de réfugiés syriens. Cette aide s'inscrit dans le prolongement de l'accord de 2016 conclu entre Ankara et Bruxelles. Cinq ans plus tard, l'Union européenne compte plus que jamais sur la Turquie d'Erdogan pour contenir l'afflux de migrants. 

Les explications à Bruxelles de Marie-Pierre Vérot

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Graphique présentant l'évolution du nombre de personnes déplacées entre 2010 et 2020 et les principaux pays d'origine et d'accueil, d'après les données du HCR
Graphique présentant l'évolution du nombre de personnes déplacées entre 2010 et 2020 et les principaux pays d'origine et d'accueil, d'après les données du HCR
© AFP - SOPHIE RAMIS, GAL ROMA, LÉO SEUX

Ce sommet européen est aussi dominé par la question hongroise. La Hongrie de Viktor Orban est sous le feu des critiques en raison de sa loi interdisant la promotion de l'homosexualité auprès des mineurs. Une honte pour la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, pendant que la chancelière allemande Angela Merkel dénonce une "mauvaise loi". Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte est allé encore plus loin : avec cette loi, "la Hongrie n'a plus rien à faire dans l'UE", a lancé Mark Rutte en arrivant au sommet. Face à ce déluge de critiques, Viktor Orban a convoqué le passé communiste de la Hongrie pour expliquer qu'il n'avait rien contre les homosexuels. 

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En tout cas, la Hongrie est loin d'avoir le monopole des politiques hostiles aux LGBT. En Turquie, cela fait des années que le régime islamo-conservateur s'en prend aux ONG qui défendent la cause. Les procès se multiplient au pays du président Erdogan. Mais les militants résistent, en maintenant une présence dans l'espace public.  Le reportage à Istanbul d'Anne Andlauer, correspondante de RFI.

C'est désormais une certitude qui inquiète le gouvernement. La vaccination ralentit en France. Jean Castex s'en est ému aujourd'hui lors d'un déplacement dans les Landes. 200 000 vaccinations par jour actuellement, "c'est trop peu", a dit le Premier ministre qui appelle les Français à se faire vacciner massivement. Il s'adresse notamment aux soignants, quitte à agiter pour eux la menace d'une vaccination obligatoire.

Dans un contexte d'abstention record, les élections régionales contribuent elles aussi à la recomposition du paysage politique. Illustration en Île-de-France avec deux soutiens de poids pour Valérie Pécresse. L'ancien Premier ministre Manuel Valls et l'ex-président de la région Jean-Paul Huchon voteront dimanche pour la présidente sortante. Deux personnalités issues de la gauche qui choisissent le centre-droit, les réactions scandalisées se sont multipliées du côté notamment du Parti socialiste et de la France insoumise. Un autre ancien Premier ministre socialiste, Lionel Jospin, a répondu qu'il voterait lui pour la liste d'union de la gauche conduite par l'écologiste Julien Bayou.