Emmanuel Macron devant l'Elysée à Paris fin novembre 2018.
Emmanuel Macron devant l'Elysée à Paris fin novembre 2018.
Emmanuel Macron devant l'Elysée à Paris fin novembre 2018. ©Maxppp - Thomas Padilla
Emmanuel Macron devant l'Elysée à Paris fin novembre 2018. ©Maxppp - Thomas Padilla
Emmanuel Macron devant l'Elysée à Paris fin novembre 2018. ©Maxppp - Thomas Padilla
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Résumé

Au lendemain de "l'acte 4" des "Gilets jaunes", plusieurs villes de France tentent de réparer les dégâts. Tandis que certains pensent déjà à une cinquième journée de mobilisation, d'autres attendent le discours du Président. Emmanuel Macron doit s'exprimer en début de semaine.

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Alors que dans plusieurs villes de France, on enlève les carcasses des poubelles brûlées, on ramasse les bris de verre, on nettoie les tags... Bref on tente d'effacer les dégâts survenus samedi en marge de la mobilisation des "Gilets jaunes", les chiffres, eux, tombent et font mal. Un milliard d'euros, c'est le manque à gagner calculé par la fédération du commerce et de la distribution pour les commerçants partout dans le pays. Une situation alarmante que le ministre de l'Économie Bruno Le Maire dit comprendre. Il était ce matin dans le quartier Saint-Lazare à Paris pour rencontrer justement les commerçants inquiets : "Moi je suis là pour ça. Je sais que pour tous les commerçants - à Paris ou en province - en cette période de Noël où normalement le commerce tourne bien, c'est une catastrophe. Donc nous nous sommes là pour vous aider, vous soutenir et apporter des réponses directes et concrètes."

Le ministre de l'Economie était dans le quartier de Saint-Lazare pour rencontrer les commerçants au lendemain de la manifestation des Gilets jaunes.

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Les chiffres des interpellations samedi partout en France ne cessent d'augmenter : 2 000 personnes en tout ont été arrêtées, c'est le dernier bilan du ministère de l'Intérieur.  Parmi ces arrestations, plus de 1 700 gardes à vue. A Paris, environ 10 000 personnes ont défilé, plus de 1 000 ont été arrêtées. Ce dimanche matin, 500 personnes étaient encore à garde à vue dans la capitale. En tout, 136 000 personnes se sont rassemblées partout en France pour l'acte 4 des gilets jaunes.

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Et maintenant, tous les yeux sont tournés vers Emmanuel Macron. Le Président doit s'exprimer en début de semaine. Probablement ce lundi mais rien n'a été confirmé pour le moment. Selon le porte-parole du gouvernement, le chef de l'Etat doit faire des annonces importantes. Ce dimanche soir, le ministre de Travail, Muriel Pénicaud, a affirmé qu'il n'y aurait "pas de coup de pouce au Smic, au-delà de la hausse de 1,8% attendue en janvier, car une telle mesure détruirait des emplois." En attendant de s'exprimer, Emmanuel Macron recevra ce lundi à 10 heures les partenaires sociaux à l'Elysée. Le but : présenter aux syndicats de salariés et aux organisations patronales les mesures qu'Emmanuel Macron devrait annoncer par la suite dans son discours très attendu.

La garde à vue de Julien Coupat a été prolongée de 24 heures ce dimanche. Julien Coupat, qui avait été relaxé au printemps dans le procès de Tarnac, a été interpelé et placé en garde à vue hier pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations".  Il a été interpelé samedi matin à Paris, où avaient lieu des manifestations de Gilets jaunes.

Le Pacte sur les migrations de l’ONU aura donc fait tomber le gouvernement belge. Le Premier ministre du pays Charles Michel vient de prendre la tête d'un gouvernement minoritaire, après la démission des ministres nationalistes flamands de la coalition gouvernementale.