La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal le 9 février 2021 à l'Assemblée lors de la séance des questions au gouvernement
La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal le 9 février 2021 à l'Assemblée lors de la séance des questions au gouvernement
La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal le 9 février 2021 à l'Assemblée lors de la séance des questions au gouvernement ©AFP - XOSE BOUZAS / HANS LUCAS
La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal le 9 février 2021 à l'Assemblée lors de la séance des questions au gouvernement ©AFP - XOSE BOUZAS / HANS LUCAS
La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal le 9 février 2021 à l'Assemblée lors de la séance des questions au gouvernement ©AFP - XOSE BOUZAS / HANS LUCAS
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Résumé

Il n'y aura sans doute pas d'enquête du CNRS sur "l'islamo-gauchisme" à l'université. Le président n'approuve pas l'initiative de sa ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal. Emmanuel Macron l'a fait savoir ce matin lors du Conseil des ministres.

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Frédérique Vidal est-elle allée trop loin en demandant au CNRS une enquête sur "l'islamo-gauchisme" à l'université ? En tout cas, la ministre de l'Enseignement supérieur a provoqué la colère de la Conférence des présidents d'université. La CPU qui parle d'une "polémique stérile" nourrie par "des représentations caricaturales et des arguties de café du commerce".  A gauche, la députée insoumise Bénédicte Taurine dénonce une "chasse aux sorcières digne d'un autre régime". En revanche, à droite, le député LR Julien Aubert salue l'initiative de Frédérique Vidal. La polémique est suffisamment intense pour que l'Elysée tente d'y mettre un terme. Ce matin en Conseil des ministres, Emmanuel Macron a infligé un désaveu à Frédérique Vidal.

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Un nouveau conseil de défense sanitaire s'est tenu ce matin à l'Elysée, mais aucune nouvelle restriction n'est envisagée. L'exécutif compte toujours sur le couvre-feu pour maîtriser l'épidémie. Et de fait, les derniers chiffres montrent une stabilité de la situation avec même un léger recul du nombre quotidien de contaminations. Mais la vigilance reste de mise, car les variants du SARS-CoV-2 continuent à se diffuser sur le territoire. Pour accélérer la sortie de crise, le gouvernement renforce la campagne de vaccination. A ce jour, 3,5% de la population française a été vaccinée, contre 40% en Israël. Le 3e vaccin disponible, celui d'AstraZeneca, va monter en puissance. 

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Pour les livraisons de vaccin, la France s'en remet à l'Europe. Car c'est l'Union européenne qui centralise les commandes pour les Etats membres. L'UE vient de conclure un deuxième contrat avec le laboratoire américain Moderna pour la livraison de 300 millions de doses supplémentaires. Il s'agit de répondre aux critiques sur les retards de la campagne de vaccination européenne.

Et pendant que l'Union européenne peine à vacciner sa population, au Royaume-Uni, près d'un quart des Britanniques ont déjà reçu au moins une dose de vaccin, soit plus de 15 millions de personnes. Mais surtout, cette stratégie commence à porter ses fruits : la mortalité des personnes âgées est en baisse, elles ont été les premières à bénéficier de la vaccination. Chez les plus de 80 ans, les décès dus au coronavirus ont baissé de 62% depuis le 24 janvier.

C'est un petit séisme politique à Marseille. L'ancien maire Jean-Claude Gaudin a été placé en garde à vue ce matin. Il doit s'expliquer sur des soupçons de détournement de fonds publics. Hier, les policiers avaient perquisitionné son domicile. Jean-Claude Gaudin a dirigé Marseille pendant 25 ans avant de se retirer de la vie politique l'an dernier. Il est aujourd'hui âgé de 81 ans. 

Les tarifs bancaires augmentent encore cette année selon une étude du Comité consultatif du secteur financier : + 6% pour les virements effectués en agence, et + 5% pour les frais de tenue de compte. Les associations de consommateurs dénoncent une grille tarifaire illisible. Situation d'autant plus inacceptable selon elles que les banques s'étaient engagées à rendre leurs tarifs plus clairs.