Le Premier ministre français Jean Castex renonce pour l'instant au passe sanitaire obligatoire en entreprise.
Le Premier ministre français Jean Castex renonce pour l'instant au passe sanitaire obligatoire en entreprise. ©AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT
Le Premier ministre français Jean Castex renonce pour l'instant au passe sanitaire obligatoire en entreprise. ©AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT
Le Premier ministre français Jean Castex renonce pour l'instant au passe sanitaire obligatoire en entreprise. ©AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT
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Le gouvernement tiendra un conseil des ministres exceptionnel sur la crise sanitaire lundi prochain. Il y aura de nouvelles mesures pour contenir la propagation du variant Omicron, mais Jean Castex renonce pour l'instant au passe sanitaire obligatoire en entreprise.

Omicron est en train de s'imposer en France. Le nouveau variant du Covid n'est pas encore majoritaire dans notre pays, mais sa progression est fulgurante : un tiers des nouvelles contaminations en Ile-de-France, plus de 10% sur tout le territoire, selon les chiffres fournis par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Le gouvernement a décidé d'accélérer le calendrier pour enrayer cette propagation. Un conseil des ministres exceptionnel se tiendra lundi prochain 27 décembre, il sera consacré au projet de loi destiné à mettre en place un passe vaccinal. Mais le passe sanitaire obligatoire en entreprise ne figurera pas dans le texte. Jean Castex vient de le préciser aux députés. Ce passe sanitaire obligatoire est contesté par les partenaires sociaux, qu'il s'agisse des syndicats ou du patronat. Au cœur des critiques, la difficile mise en oeuvre d'un tel dispositif qui reviendrait à sanctionner certains salariés. Le gouvernement laisse le soin aux parlementaires de déposer éventuellement un amendement au projet de loi afin de mettre en place ce passe sanitaire en entreprise.

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En Allemagne, le nouveau chancelier Olaf Scholz réunit en ce moment les dirigeants des Länder, les régions allemandes, pour décider de nouvelles mesures. Le pays enregistre ces jours-ci plusieurs centaines de morts par jour, et le taux de vaccination vient à peine d'atteindre les 70% de la population en raison de la puissance du mouvement "antivax" outre-Rhin. Le gouvernement va annoncer ce soir de nouvelles restrictions pour les fêtes.

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Aux Etats-Unis, Omicron est désormais majoritaire, avec près des trois quarts des nouvelles contaminations. Mais pour autant, l'administration Biden refuse de confiner le pays. Pas question non plus de refermer les frontières. Le président américain va dévoiler ce soir sa nouvelle stratégie anti-Covid. Une stratégie qui repose sur la mobilisation de ressources supplémentaires pour l'hôpital et les tests.

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Le dossier de la rédaction est consacré ce soir au 30e anniversaire de la chute de l'URSS. Le 21 décembre 1991, 11 des 15 républiques soviétiques actaient la fin de l'empire au profit d'une Communauté des Etats indépendants. Un homme a joué un rôle décisif dans cet effondrement, Boris Eltsine, qui deviendra le premier président élu de la Russie. Il avait pris la tête du camp des démocrates face au dernier président soviétique, Mikhaïl Gorbatchev. Notre correspondant en Russie Sylvain Tronchet est allé sur les traces de Boris Eltsine, à Ekaterinebourg, la ville de l'OUral dont il était originaire. 14 ans après sa mort, la popularité d'Eltsine reste intacte dans son fief.

Sur les traces de Boris Eltsine : un dossier signé Sylvain Tronchet

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Le dernier président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et le premier président russe élu Boris Eltsine le 23 août 1991 au parlement à Moscou
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La banque néerlandaise ING quitte la France. Plus précisément, elle renonce à son activité de banque de détail qu'elle avait lancée dans les années 2000. ING n'avait pas de guichet physique en France, c'était une banque en ligne. Mais elle n'a jamais atteint la taille critique pour se maintenir. Résultat, un plan social pour 460 salariés français.

La polémique autour de Sciences Po Grenoble est devenue une affaire politique. La direction de l'IEP a décidé de suspendre pour quatre mois l'un de ses enseignants, Klaus Kinzler. Il lui est reproché d'avoir pris la parole dans les médias pour dénoncer une supposée dérive communautariste de l'établissement, sur fond de wokisme militant. En début d'année, ce professeur d'allemand avait été accusé d'islamophobie sur des affiches placardées par des étudiants. Affaire politique, car Laurent Wauquiez, le président de la région Auvergne Rhône-Alpes, a suspendu les financements régionaux à Sciences Po Grenoble. La direction de l'IEP a répondu aujourd'hui à l'élu LR par le biais d'un communiqué : elle dénonce une décision "politique".