Le logo du parti Les Républicains au siège parisien de LR
Le logo du parti Les Républicains au siège parisien de LR
Le logo du parti Les Républicains au siège parisien de LR ©AFP - BERTRAND GUAY
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Résumé

Officiellement, LR réaffirme son indépendance pour espérer sauver le plus grand nombre de députés. Mais en réalité, plusieurs élus républicains plaident en faveur d'une alliance avec le camp présidentiel. Et certains ont déjà entamé les discussions.

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Qu'importe la déroute électorale de leur candidate Valérie Pécresse, qu'importe les tentatives de débauchage venues des marcheurs, Les Républicains réaffirment leur indépendance. Le parti LR réunissait ce matin son conseil stratégique pour préparer les élections législatives des 12 et 19 juin prochain. De la réunion est sortie une motion adoptée à l'unanimité moins deux abstentions. Le texte évoque "une droite indépendante et populaire qui doit exister par elle-même". Officiellement, les Républicains ferment la porte à toute alliance avec les macronistes. Mais certains élus comme Damien Abad, le patron des députés LR, ou Philippe Juvin, l'ancien candidat à la primaire, sont favorables à un rapprochement avec le président réélu. Trésorier du parti et maire du Touquet, Daniel Fasquelle avait suscité la polémique avant le 2e tour en appelant à un soutien "exigeant et attentif" à Emmanuel Macron. LR comptait 101 députés dans l'Assemblée sortante.

Stéphane Robert revient sur les divisions au sein de LR avant les législatives

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Le maire LR du Touquet Daniel Fasquelle entouré de Brigitte et Emmanuel Macron le 10 avril 2022 lors du 1er tour de la présidentielle au Touquet
Le maire LR du Touquet Daniel Fasquelle entouré de Brigitte et Emmanuel Macron le 10 avril 2022 lors du 1er tour de la présidentielle au Touquet
© AFP - LUDOVIC MARIN

Du côté du Rassemblement national, c'est aussi l'indépendance qui prévaut pour les législatives. Le parti de Marine Le Pen exclut tout accord d'appareil avec Reconquête, la formation d'Eric Zemmour. Le polémiste n'a pas vraiment arrondi les angles dimanche soir avec sa petite phrase sur "la huitième fois que la défaite frappe le nom de Le Pen". Eric Zemmour espère malgré tout la formation d'un bloc national autour du RN et de Reconquête. 

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A gauche en revanche, un accord n'est pas exclu même si les négociations sont très difficiles entre les différentes formations. Les Insoumis sont en position de force après les 21,95% de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle.  Ils veulent imposer leurs priorités sur la VIe République ou la retraite à 60 ans. Europe Ecologie les Verts est ouvert à la discussion, mais Yannick Jadot a défini le cadre de la négociation. L'ancien candidat écologiste appelle à "une coalition très ouverte" qui respecterait "l'identité des partenaires".

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La Russie veut-elle allumer un nouveau foyer aux portes de l'Ukraine ? Les autorités ukrainiennes accusent Moscou de chercher à déstabiliser la Transdniestrie, une région séparatiste moldave prorusse. Des explosions et des tirs contre des bâtiments officiels ont frappé depuis hier ce petit territoire frontalier de l'Ukraine. Le Kremlin se dit inquiet, et la Moldavie renforce sa sécurité. 

Face à la menace russe, l'Occident renforce son soutien à l'Ukraine. La base américaine de Ramstein en Allemagne accueillait aujourd'hui un sommet réunissant une quarantaine de pays. La réunion dépasse donc le simple cadre de l'OTAN. Avant l'ouverture des débats, le secrétaire américain à la défense a donné le ton. Llyod Austin, qui préside le sommet, a dénoncé "l'impérialisme russe". Et il a appelé les pays participants à armer massivement l'Ukraine. Les Etats-Unis et leur alliés se retrouveront tous les mois pour coordonner leur aide militaire à Kiev.

En agitant hier soir le spectre d'une troisième guerre mondiale, Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, a ravivé les craintes sur un possible conflit nucléaire. Ce conflit, la Corée du Nord s'y prépare. Kim Jong Un veut renforcer les capacités nucléaires de son pays. Le dictateur nord-coréen s'exprimait hier lors d'une grande parade militaire marquant l'anniversaire de son armée.  Une démonstration de force qui intervient au moment où la Corée du Nord reprend ses essais de missiles intercontinentaux. 

Les projets d'Elon Musk pour Twitter inquiètent une partie de la communauté internationale. Le patron de Tesla s'est offert le réseau social pour 44 milliards de dollars. Et il veut faire de la plateforme un temple de la liberté d'expression libéré de presque toutes les contraintes réglementaires. Seulement voilà, dans l'Union européenne, le Twitter d'Elon Musk devra se plier aux règles en vigueur. Mise au point aujourd'hui du commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton. Et cela passe par le respect du nouveau règlement sur les services numériques négocié le week-end dernier à Bruxelles.