Les réponses de l'exécutif peuvent-elles calmer la colère des "gilets jaunes" ?

Le premier ministre Edouard Philippe à l'Assemblée Nationale (05/12/18)
Le premier ministre Edouard Philippe à l'Assemblée Nationale (05/12/18) ©AFP - Alain JOCARD
Le premier ministre Edouard Philippe à l'Assemblée Nationale (05/12/18) ©AFP - Alain JOCARD
Le premier ministre Edouard Philippe à l'Assemblée Nationale (05/12/18) ©AFP - Alain JOCARD
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A l'Assemblée Nationale cet après-midi, Edouard Philippe a indiqué qu'il était prêt à un abandon de la hausse des taxes sur les carburants, et à un débat sur l'impôt sur la fortune. Le premier ministre n'a en tout cas pas convaincu les députés de l'opposition.

Si les Français condamnent massivement les violences de samedi dernier, à Paris, leur soutien au mouvement de gilets jaune reste largement majoritaire, tandis que, face aux revendications multiples et parfois très radicales, l'exécutif semble bien démuni. Emmanuel Macron a demandé aujourd'hui aux forces politiques, aux syndicats et au patronat de lancer un appel au calme. Et à l'Assemblée, Edouard Philippe a ajouté que le gouvernement serait "intraitable face aux factieux et aux casseurs. Le premier ministre a par ailleurs esquissé un mea culpa. "S'il existe un tel niveau de colère, qui vient de loin, c'est que nous avons beaucoup de choses à améliorer encore", a dit Edouard Philippe, qui souligne les concessions et assure que le gouvernement est prêt à dialoguer.

L'Invité(e) des Matins
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