Maison de la Radio et de la Musique ©Radio France - Christophe Abramowitz
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Résumé

Une forte mobilisation est attendue ce mardi 28 juin à l'appel des syndicats de Radio France, de France Télévisions, France Médias Monde, Arte et l'INA. Ils protestent contre la suppression de la contribution à l'audiovisuel public, plus connue sous le nom de "redevance télé".

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Présentée par Emmanuel Macron comme un moyen d'augmenter le pouvoir d'achat des Français, la mesure doit entrer en vigueur cette année, conjointement à la suppression de la taxe d'habitation. Concrètement, la redevance représente 138 euros par ménage et par an en métropole, 88 euros en outre-mer et les ménages les plus précaires en sont exonérés. Sa disparition aura-t-elle un impact visible sur le pouvoir d'achat des Français ? Nous avons posé la question à Philippe Bailly, président du cabinet de conseil NPA :

Philippe Bailly : "Il n'y a pas de consensus sur le service public de l'audiovisuel de demain"

7 min

"La suppression de la redevance aura un impact forcément doublement limité. D'abord parce que les ménages les plus modestes en sont déjà exonérés donc pour eux, par définition, il n'y aura pas de gain de pouvoir d'achat. Et parce que, pour ceux qui la payent, 138 euros représentent à peu près 25-30 centimes par jour [NDLR : 37 centimes en métropole, 24 centimes en outre-mer], c'est à peu près l'épaisseur du trait. Je ne suis pas sûr que les ménages en auront même conscience. Je ne suis pas sûr que l'explication de la disparition de la taxe d'habitation soit suffisante. Avant 2003, la redevance était une forme de taxe parafiscale et il y a eu à l'époque une sorte de modification juridique qui faisait que l'on ne pouvait plus continuer de cette manière et qu'il fallait trouver un autre 'véhicule' pour porter ce financement, cela a été la taxe d'habitation. Le fait qu'on la supprime aujourd'hui ne limite peut-être pas le champ des possibles et encore moins le champ de l'imagination. (...) La redevance a une valeur symbolique : elle est le chiffon rouge que l'on agite, comme on agitait autrefois la vignette automobile, avant que Laurent Fabius ne la supprime. Cela fait partie des impôts qui ne sont pas ceux qui rapportent le plus ni qui coûtent le plus aux ménages mais qui ont une valeur symbolique sur lesquels on cherche à cristalliser le sentiment anti-impôt, en tout cas à le canaliser."

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Références

L'équipe

Caroline Bennetot
Collaboration
Carla Michel
Collaboration
Mathilde Cariou
Journaliste