Le Premier ministre Jean Castex à l'Assemblée nationale ce mercredi 5 janvier 2022
Le Premier ministre Jean Castex à l'Assemblée nationale ce mercredi 5 janvier 2022
Le Premier ministre Jean Castex à l'Assemblée nationale ce mercredi 5 janvier 2022 ©AFP - BERTRAND GUAY
Le Premier ministre Jean Castex à l'Assemblée nationale ce mercredi 5 janvier 2022 ©AFP - BERTRAND GUAY
Le Premier ministre Jean Castex à l'Assemblée nationale ce mercredi 5 janvier 2022 ©AFP - BERTRAND GUAY
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Résumé

La petite phrase d'Emmanuel Macron sur les non-vaccinés qu'il faut "emmerder" résonne encore ce soir à l'Assemblée. Les députés ont repris l'examen du texte sur le passe vaccinal en présence de Jean Castex. Le Premier ministre a été sommé de s'expliquer sur les propos du président.

avec :

Christian Ben Lakhdar (Maître de conférences en économie à l'Université de Lille II, co-auteur du rapport de Terra Nova "Réguler le marché pour sortir de l'impasse").

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L'Assemblée a repris aujourd'hui l'examen du projet de loi sur le passe vaccinal. L'ambiance reste tendue après les propos explosifs d'Emmanuel Macron au Parisien : le chef de l'Etat qui veut "emmerder jusqu'au bout" les non-vaccinés qui ne sont plus à ses yeux des citoyens. L'opposition réclamait la venue du Premier ministre avant de reprendre l'examen du texte. Et Jean Castex a fini par venir au Palais-Bourbon pour défendre le président. 

Le texte sur le passe vaccinal est loin d'avoir fini son parcours législatif. Nouveau contretemps ce soir, le Sénat a décidé de reporter à la semaine prochaine l'examen du projet de loi. Dans le meilleur des cas, les Sénateurs se prononceront mercredi 12 janvier. Mais s'ils modifient le texte, il faudra alors trouver un accord avec les députés pour une version commune. Tout ceci rend très hypothétique la volonté du gouvernement d'appliquer le passe vaccinal à partir du 15 janvier.

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Ces non-vaccinés qui auraient perdu leur citoyenneté aux yeux d'Emmanuel Macron sont tout de même cinq millions en France. Ils sont particulièrement nombreux dans le Sud-Est, mais aussi en Outre-mer. Quant à leur âge moyen, on les trouve surtout chez les 30-49 ans. Derrière cette appellation générique, il y a des profils très variés, Steven Gouaillier a recueilli les témoignages de quelques uns d'entre eux.

Les autres titres du journal

Faut-il légaliser le cannabis pour assécher le trafic de stupéfiants ? Oui, répond la nouvelle coalition au pouvoir en Allemagne qui a inscrit cette légalisation dans son programme. On n'en est pas là en France, mais la question va s'imposer dans la campagne présidentielle. Demain à l'Assemblée, il y aura un débat sans vote à l'initiative du groupe Liberté et Territoires. Et le 13 janvier, les députés examineront une proposition de loi des Insoumis visant à légaliser le stupéfiant. On estime qu'il y a aujourd'hui en France près d'un million de consommateurs quotidiens de cannabis. 

Invité de ce journal, Christian Ben Lakhdar, économiste à l 'Université de Lille, spécialisé dans l'économie des drogues et des conduites addictives. Christian Ben Lakdhar défend une légalisation du cannabis qui permettrait de réorienter utilement les dépenses publiques consacrées aujourd'hui à la répression du trafic.

Christian Ben Lakhdar : "La lutte est vaine, on gaspille des ressources publiques"

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Un homme fume un joint de cannabis lors de la "Cannaparade", une manifestation en faveur de la légalisation le 29 mai 2021 à Paris
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Un anniversaire douloureux demain pour la démocratie américaine. Le 6 janvier 2021, des milliers de partisans de Donald Trump se lançaient à l'assaut du Capitole à Washington. Un an plus tard, plus de 700 personnes ont été arrêtées, et l'enquête est loin d'être terminée. L'administration Biden promet de poursuivre tous les assaillants, "quel que soit leur statut", affirme ce soir le ministre américain de la Justice Merrick Garland. Mais en l'état, Donald Trump n'apparaît pas menacé par les investigations.