Paris le 26 janvier 2021 : des militants de Greenpeace manifestent devant l'Assemblée pour décerner les "boulets du climat 2020". Emmanuel Macron et la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili ont été "récompensés"..
Paris le 26 janvier 2021 : des militants de Greenpeace manifestent devant l'Assemblée pour décerner les "boulets du climat 2020". Emmanuel Macron et la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili ont été "récompensés"..
Paris le 26 janvier 2021 : des militants de Greenpeace manifestent devant l'Assemblée pour décerner les "boulets du climat 2020". Emmanuel Macron et la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili ont été "récompensés".. ©AFP - LUDOVIC MARIN
Paris le 26 janvier 2021 : des militants de Greenpeace manifestent devant l'Assemblée pour décerner les "boulets du climat 2020". Emmanuel Macron et la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili ont été "récompensés".. ©AFP - LUDOVIC MARIN
Paris le 26 janvier 2021 : des militants de Greenpeace manifestent devant l'Assemblée pour décerner les "boulets du climat 2020". Emmanuel Macron et la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili ont été "récompensés".. ©AFP - LUDOVIC MARIN
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Résumé

Les ONG de "l'Affaire du siècle" saluent une décision historique. Le tribunal administratif de Paris dénonce les "carences fautives" de l'État dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais le juge se garde bien pour l'instant d'ordonner au gouvernement de prendre des mesures.

avec :

Arnaud Gossement (avocat, juriste spécialisé dans le droit de l'environnement).

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Les défenseurs de l'environnement y voient une première victoire de la mobilisation citoyenne. Selon le tribunal administratif de Paris, l'État est en partie responsable du préjudice écologique lié au réchauffement climatique.  A l'origine du recours,  quatre ONG regroupées sous le label "L'Affaire du siècle" : Greenpeace, la Fondation Nicolas Hulot, Oxfam et Notre affaire à tous. Elles avaient saisi le tribunal en 2019 pour dénoncer l'inaction climatique de l'État. Leur pétition appuyant la démarche avait recueilli plus de 2,3 millions de signatures.

Le tribunal a partiellement donné raison aux ONG : les explications d'Etienne Monin

55 sec

Si les ONG de "l'Affaire du siècle" se félicitent d'une décision historique, le tribunal se donne deux mois pour statuer sur une autre demande de leur recours : obliger l'Etat à prendre des mesures pour respecter ses engagements en matière de réduction des gaz à effets de serre. Invité de ce journal, l'avocat Arnaud Gossement, spécialiste du droit de l'environnement, professeur à la Sorbonne.

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Arnaud Gossement : "L'Etat n'est pas tenu de réparer le préjudice écologique causé par le changement climatique"

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La Mer de Glace à Chamonix le 17 juin 2019
La Mer de Glace à Chamonix le 17 juin 2019
© AFP - MARCO BERTORELLO

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La nouvelle condamnation d'Alexeï Navalny a suscité un torrent de critiques en Occident. Les Etats-Unis, l'Union Européenne, la France ou le Royaume-Uni, tous demandent la libération immédiate de l'opposant russe devenu la bête noire de Vladimir Poutine. L'Allemagne aussi a exigé la libération de Navalny. Mais Berlin n'entend pas pour autant sacrifier ses intérêts économiques. Le projet Nord Stream 2 en est l'illustration éclatante. Il ne reste plus que 150 kilomètres à construire pour que ce gazoduc géant alimente en gaz russe le territoire allemand. Le NS2 passe par la Baltique, il contourne l'Ukraine et la Pologne, deux pays en froid avec Moscou. Un projet porté par l'ancien chancelier Gerhard Schroeder, grand ami de Poutine. Mais le NS2 est devenu aujourd'hui un dilemme géopolitique pour l'Allemagne. 

Une page se tourne en Italie. Giuseppe Conte, le président du conseil sortant, n'a pas réussi à former un nouveau gouvernement. Pour lui succéder, le président italien Sergio Mattarella pense avoir trouvé l'homme providentiel, Mario Draghi, l'ancien patron de la Banque centrrale européenne. "Super Mario", c'est son surnom, a commencé aujourd'hui ses consultations pour constituer une nouvelle équipe gouvernementale. 

Références

L'équipe

Nathalie Lopes
Collaboration
Stanislas Vasak
Journaliste
Caroline Bennetot
Collaboration
Mathieu Laurent
Journaliste