Des manifestants à Toulouse lors de la mobilisation des "gilets jaunes", le 12 janvier 2019 ©AFP - PABLO TUPIN / HANS LUCAS
Des manifestants à Toulouse lors de la mobilisation des "gilets jaunes", le 12 janvier 2019 ©AFP - PABLO TUPIN / HANS LUCAS
Des manifestants à Toulouse lors de la mobilisation des "gilets jaunes", le 12 janvier 2019 ©AFP - PABLO TUPIN / HANS LUCAS
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Résumé

La loi "anti-casseurs", portée par la gouvernement, divise les députés, même dans la majorité. Ils ne cachent plus leurs interrogations, leur scepticisme. L'idée d'un fichier "anti-casseurs" pourrait être redondante et anticonstitutionnelle. Détails et analyse dans ce journal.

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Le projet de loi "anti-casseurs" avait été proposé par la droite sénatoriale à l'automne. Elle a été adoubée par le gouvernement début janvier, suite aux violences lors du mouvement des "gilets jaunes". Le voila ce mercredi à l'Assemblée nationale, en Commission des lois. La majorité gouvernementale se déchire à son propos. Certains députés y voit une loi inutile voire dangereuse. 

Le texte prévoit la possibilité d'installer un périmètre de sécurité autour des lieux de manifestation pour pouvoir fouiller les personnes. Cela existe déjà glissent quelques voix au sein de la majorité.

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Les interdictions administratives de manifester prévues par cette proposition de loi sont plus sévèrement critiquées. Inspirées directement des interdictions de stade adressées aux hooligans, elles inquiètent la gauche, le centre, et une partie de "La République en Marche". Les élus y voient un danger potentiel pour les libertés publiques et un article probablement anticonstitutionnel. 

Enfin, les députés de la majorité critiquent aussi la création d'un fichier de personnes interdites de manifestation. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, promet : l'inscription sera limitée dans le temps et fera l'objet d'un contrôle parlementaire. "Ce fichage à connotation politique pourrait créer une base de données recensant une catégorie de la population en raison de leur opposition au pouvoir", analyse le juriste Nicolas Hervieu, enseignant à Sciences Po et spécialiste en droit public.

Les autres titres du journal

Les couches jetables pour bébés sont pleines de substances chimiques. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a relevé deux types de parfums, certaines dioxines ainsi que pesticides -comme du glyphosate. Elle alerte. Ce mercredi matin, les fabricants sont convoqués par le gouvernement. Ils ont 15 jours pour éliminer les substances risquées.

Au Venezuela, une mobilisation générale contre le gouvernement est prévue ce mercredi. En moins de deux semaines, l'opposition est parvenue à opérer un retour en force avec deux objectifs : mettre en place un gouvernement de transition et convoquer de nouvelles élections. Les partisans du régime de Nicolas Maduro ont aussi prévu d'importants rassemblements.

Les taxis catalans espèrent convaincre leurs homologues européens de rejoindre leur grève illimitée. Ils protestent contre une législation trop souple en faveur des VTC (les voitures avec chauffeurs).