1 500 chauffeurs de taxi étaient mobilises, le 26 janvier 2016 dès l'aube, pour protester contre la concurrence des véhicules de transport avec chauffeur VTC ©AFP - ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
1 500 chauffeurs de taxi étaient mobilises, le 26 janvier 2016 dès l'aube, pour protester contre la concurrence des véhicules de transport avec chauffeur VTC ©AFP - ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
1 500 chauffeurs de taxi étaient mobilises, le 26 janvier 2016 dès l'aube, pour protester contre la concurrence des véhicules de transport avec chauffeur VTC ©AFP - ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
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Résumé

Des milliers de documents internes à la plateforme de VTC, divulgués à un consortium de journalistes d'investigation, prouvent les méthodes agressives et parfois hors la loi de l'entreprise pour s'implanter en France, entre autre grâce au lobbying actif d'Emmanuel Macron.

En savoir plus

124 000 documents issus de l'entreprise Uber, obtenus par le quotidien anglais The Guardian et partagé avec l'ICIJ (le consortium international de journalistes d'investigation dont fait partie la cellule enquête de Radio France). Dans ces "Uber Files" - sms, textos, notes ou comptes rendus de réunion datés de 2013 à 2017 - on trouve la preuve que la plateforme de VTC a enfreint la loi et surtout utilisé des méthodes brutales pour s'imposer dans plusieurs pays, malgré les réticences des gouvernements et des compagnies de taxis. Ce dimanche en amont de ses premières publications, le Guardian écrivait "Uber a trompé la police et les régulateurs, exploité la violence contre les chauffeurs et fait pression en secret sur les gouvernements dans le monde entier". Notamment en France, où Uber s'est payé un VRP de luxe en la personne de celui qui était alors ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. Il aurait, entre autres, promis d'intercéder en faveur d'Uber au moment où l'entreprise était en difficulté en France. D'ailleurs les locaux français d'Uber ont été perquisitionnés et on apprend dans ces "Uber Files" que l'entreprise avait développé une arme “anti perquisition”. Pour bloquer les enquêteurs, Uber avait conçu un “Kill Switch” ou “Coupe circuit”, un outil qui déconnectait l’informatique des bureaux perquisitionnés pour empêcher la saisie des données, cette méthode était quasi systématique.

Les précisions de Maxime Tellier

1 min

Autres méthode développé par Uber, des actions gratuites de la start-up à des personnalités politiques en Russie et en Allemagne ou le paiement à des chercheurs "de centaines de milliers de dollars pour produire des études sur les mérites de son modèle économique".

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Un dossier qui sort au moment où Emmanuel Macron s'apprete à recevoir les investisseurs étrangers à Versailles pour le cinquième sommet "Choose France".

Les autres titres du journal

En Russie, le groupe de mercenaire Wagner recrute direcement en prison pour alimenter ses troupes sur le front ukrainien.

L'Allemagne tente de s'adapter à la fin imminente des importations de gaz russe, précisions dans cette édition.

Références

L'équipe

Martin Desclozeaux
Réalisation
Clara Lecocq Réale
Clara Lecocq Réale