Antoine Tamestit - Cedric Tiberghien : Bel Canto - la voix de l'alto  (Harmonia Mundi)
Antoine Tamestit - Cedric Tiberghien : Bel Canto - la voix de l'alto (Harmonia Mundi)
Antoine Tamestit - Cedric Tiberghien : Bel Canto - la voix de l'alto  (Harmonia Mundi)
Antoine Tamestit - Cedric Tiberghien : Bel Canto - la voix de l'alto (Harmonia Mundi)
Antoine Tamestit - Cedric Tiberghien : Bel Canto - la voix de l'alto (Harmonia Mundi)
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Résumé

L’interprète propose un disque tout consacré à la démonstration suivante : l’alto encore trop négligé peut offrir à l’oreille les plaisirs du chant, y compris du bel canto. Aux côtés de Vieuxtemps et du rare Casimir Ney sont donc convoqués Donizetti et Bellini. Bravi.

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« Violon : Instrument qui titille les oreilles humaines par le frottement d'une queue d'un cheval sur les boyaux d'un chat » vieille blague que cette définition d'Ambrose Bierce (tirée de son Dictionnaire du Diable publié en 1911). C’est drôle et très injuste aussi, évidemment tous les violons ne font pas grincer des dents, il arrive même que certains – et ici c’est un alto – ressemblent à s’y méprendre à la voix humaine, qu’il fasse même du Bel Canto…

Vous écoutez d’abord la Sonate pour piano et alto d’Henri Vieuxtemps, premier cheval de bataille choisi par l’altiste Antoine Tamestit, ici accompagné au piano par Cédric Tiberghien pour défendre les qualités lyriques de son instrument, l’alto. Plus gros que le violon, l’alto est souvent considéré comme un instrument intermédiaire. Et pourtant, comme le violoncelle ou l'ondioline, l’alto ressemble beaucoup à la voix humaine, touche par des inflexions, des timbres qu’il semble seul à offrir (on remarque au passage que dans le cas de l'alto on ne sait jamais vraiment si c'est une voix d'homme ou de femme qui nous touche).

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Défi particulier pour l’interprète dans cet exercice de bel canto au violon : trouver un jeu d'archet qui restitue presque le souffle continu, rendre aussi le vibrato de la voix, écoutez ce que cela donne dans un air de Donizetti : La Favorite, air de Léonore, « Ô mon Fernand »…

Antoine Tamestit une des stars de l’alto sur la scène mondiale, tout comme son violon surnommé « Mahler » : premier alto construit par Antonio Stradivarius en 1672. Un instrument très rare (seulement dix au monde), évalué à 15 millions d'euros, mais qui de fait n'a pas de prix comme le rappelait Antoine Tamestit puisqu’il n'y a pas eu de vente privée de Stradivarius depuis 1960… pas véritablement de côte donc pour un tel instrument.

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Pour en revenir à la musique, un des bonbons de ce disque tient à Casta Diva (l'air de Norma dans l'opéra de Bellini) joué à l'alto, qui véritablement saisit, même si vous avez Maria Callas ou d'autres chanteuse à l'esprit en l'écoutant. On se quitte avec un inconnu, ou presque : Louis-Casimir Escoffier, dit Casimir Ney, (compositeur du XIXème siècle) qui consacré une grande part de son œuvre à l'alto, XVème Prélude…

Extraits diffusés :

  • Henri Vieuxtemps : Sonate pour piano et alto, Op.36 en si bémol majeur. Maestoso - Allegro
  • Gaetano Donizetti : La Favorita Air de Léonore: Ô mon Fernand
  • Casimir-Ney : Prelude No. 15 pour alto seul

Antoine Tamestit et Cédric Tiberghien : Bel Canto - La voix de l'alto (Harmonia mundi)

Références

L'équipe

Matthieu Conquet
Production
Benjamin Hû
Réalisation