Carmen Maria Vega  : Santa Maria (label At(h)ome)
Carmen Maria Vega : Santa Maria (label At(h)ome)
Carmen Maria Vega  : Santa Maria (label At(h)ome)
Carmen Maria Vega : Santa Maria (label At(h)ome)
Carmen Maria Vega : Santa Maria (label At(h)ome)
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Résumé

La chanteuse lyonnaise signe un disque à la tournure plus personnelle, évoquant la découverte des conditions de son adoption au Guatemala et les questions d’identités qui la traversent.

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La Niña, la Pinta, la santa Maria… elle cherche un sens à tous cela Carmen Maria Vega et de reprendre à son compte les noms des trois caravelles de Christophe Colomb pour évoquer son parcours à la recherche son identité « perdue (je cite) quelque part en Amérique Latine » comme elle le raconte dans cet album Santa Maria.

Certains connaissaient déjà Carmen Maria Vega pour ses chansons rock ou swing, ses spectacles, autour de Boris Vian ou la comédie musicale Mistinguett (où elle tenait le rôle-titre en 2014) une voix de caractère « toujours grossière, jamais vulgaire » selon la formule. Se sachant adoptée, Carmen Maria Vega voulut, à l’âge de 26 ans (en 2011), retrouver au Guatemala la trace de sa mère biologique « l’autre mère, celle de l’autre côté » comme elle le chante. Au lieu de trouver une activiste consciente d’avoir fait un acte d’abandon dans un pays alors partagé entre guérilla et dictature (en 1984) elle découvre que sa mère, comme beaucoup d’autres, a été victime d’un trafic d’enfants, organisé par l’état Guatémaltèque, impliquant près de 8000 enfants volés, la plupart des parents adoptifs ignorant alors cette falsification.

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Il a fallu plusieurs années à Carmen Maria Vega pour comprendre, expliquer et réaliser finalement cet album de résilience, où elle invite différentes plumes à écrire à partir de son histoire, dont Jean Felzine (du groupe Mustang) qui signe le beau et difficile « Aigre-Doux »

Ce sont des auteurs invités comme Mathias Malzieu de Dyonisos, Baptiste W. Hamon, Alma Forrer qui signent pour elle ces chansons de résilience. Mais l’adoption et les « Amériques latrines » (jeu de mot pour le moins violent proposé par David Assaraf) ne sont pas le seul sujet de l’album : Carmen Maria Vega évoque aussi ce qui fait l’identité sexuelle, sociale. Elle parle de licenciement économique ("Bradé"), des pièges de l’orgueil et de ce qui, sous couvert d’honneur, justifie tout (la chanson « L’honneur » dans la veine Jean Yanne « l'honneur quelle connerie l’honneur, L’honneur mon cul, l’honneur pour quoi, pour s’autoriser des horreurs » texte lui aussi signé du défunt lyonnais Mathieu Côte)

Reste pour en revenir à ces voyages au Guatemala, au Honduras où Carmen Maria Vega est partie à la recherche de sa mère et sa famille, qu’elle retient surtout le mélange d’amour et de crainte ressentie dans des lieux où la violence et la corruption dominent…

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extraits diffusés :

  • Santa Maria (Baptiste W.Hamon & Alma Forrer)
  • Aigre-Doux (Jean Felzine)
  • Le grand secret (Mathias Malzieu)

Album : Santa Maria (label At(H)ome)

En tournée en ce moment en France : 13 mai 2017 à Romainvilliers, 19 mai au festival Barbara à Saint Marcellin, 20 mai à Guyancourt, le 12 juillet à Issy les Moulineaux, 8 juillet 2017 à Nuits Saint Georges

Références

L'équipe

Matthieu Conquet
Production
Benjamin Hû
Réalisation