PJ Harvey pendant les sessions d'enregistrement, janvier 2015
PJ Harvey pendant les sessions d'enregistrement, janvier 2015
PJ Harvey pendant les sessions d'enregistrement, janvier 2015 ©Maxppp - PHOTOSHOT
PJ Harvey pendant les sessions d'enregistrement, janvier 2015 ©Maxppp - PHOTOSHOT
PJ Harvey pendant les sessions d'enregistrement, janvier 2015 ©Maxppp - PHOTOSHOT
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Résumé

La chanteuse anglaise qui en a bouleversé plus d’un depuis son apparition au début des années 90 publie demain son neuvième album, fait de voyages et de clichés puissants : The Hope Six Demolition Project.

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Un neuvième opus (comme il est autorisé d’écrire lorsqu’il s’agit d’une oeuvre) que l'auteur et chanteuse Anglaise a voulu politique de bout en bout.

Dans sa volonté de “transparence” déjà, au gré de ce qu'elle a appelé un "Recording In Progress" invitation faite au public d'assister aux séances d'enregistrement sur quatre semaines dans un studio aménagé à Somerset House à Londres. Transparence relative (derrière des vitres sans tain) pour une artiste qui a décidé (pour l'heure) de ne donner aucune interview, ne rien faire d'autre que des concerts.

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Politique en tout cas dans son propos déjà puisque chaque chanson correspond à une géographie, une histoire precise. Son album précédent Let England Shake (2011) évoquait les guerres qui ont marqué l’histoire de la Grande Bretagne, ici “The Community of Hope” fait référence à un plan d’urbanisme (Hope VI) lancé en 1992 aux Etats-Unis. La chanteuse a visité et pris des notes au gré de ballades dans Washington DC, des quartiers plus ou moins favorisés qu’elle traversait. Le tout a été filmé, et l’on voit notamment les choristes répéter dans un bureau les chœurs de la chanson. (vers 2'00)

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“They’re gonna put a Wal-Mart here” (Ils vont construire un supermarché Wal-Mart ici) : description d’une visite des quartiers de Washington par Polly Jean Harvey qui évoque aussi le mémorial du Vietnam, la statue de Lincoln et un enfant qui joue avec les étourneaux. « J’avais besoin de sentir l’air, la terre et de rencontrer la population des pays qui me fascinent » raconte la chanteuse qui est allée aussi en Afghanistan, au Kosovo, où à chaque fois elle a écrit composé et tourné des images avec le photographe Seamus Murphy.

L’écriture de PJ Harvey saisit quelques instantanés comme cet enfant près de la vitre qui réclame un peu d’argent "Dollar, Dollar" final puissant d’un album dense et concentré. Il faut écouter The Hope Six Demolition Project de bout en bout. On a connu PJ Harvey grinçante et théâtrale, la voici encore concernée. Notamment dans “A line in the sand” qui prend à bras le corps la question des réfugiés, de la honte à ne pas tirer de leçons. Ou encore “The Ministry of defense” : outre la présence de Linton Kwesi Johnson au chant, c’est un graffiti qui donne le mot de la fin : “This is how the world will end”.

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Extraits diffusés :

The Community Of Hope

Dollar, Dollar

The Ministry of Defense

The Hope Six Demolition Project (Island)

En concert : au Bikini (Toulouse les 1er et 2 juin 2016) à Paris 5 juin (We Love Green - Bois de Vincennes), des Nuits de Fourvière à Lyon (14 juin) au Festival Beauregard (3 juillet).

Références

L'équipe

Matthieu Conquet
Production
Benjamin Hû
Réalisation