Le Roi Lear - Gravure du XIXe siècle
Le Roi Lear - Gravure du XIXe siècle
Le Roi Lear - Gravure du XIXe siècle ©Getty - Andrew Howe
Le Roi Lear - Gravure du XIXe siècle ©Getty - Andrew Howe
Le Roi Lear - Gravure du XIXe siècle ©Getty - Andrew Howe
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Résumé

En direct des grands chocs esthétiques de l’histoire des arts et de la culture, Mathilde Serrell est aujourd'hui en 1606, lorsque Shakespeare met en scène "Le Roi Lear" pour la première fois au Palais de Whitehall de Londres : une pièce hybride, jugée de mauvais goût.

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Qu’est-ce donc que ce Roi Lear ? Une tragédie ? Une comédie ? Une cochonnerie ? Assurément, la pièce que viennent de présenter William Shakespeare et la troupe des King’s men, au Palais de Whitehall à Londres, est la première à se situer dans une Grande-Bretagne aussi archaïque. Et le résultat est particulièrement barbare…

Notamment cette scène où le comte de Gloucester se fait énucléer par un serviteur du Duc de Cornouailles...

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Il faut dire que, ces derniers temps, la tendance au théâtre élisabéthain était au "style Sénèque" : violence et cruauté à tous les étages. Après une série de comédies, suivies de pièces historiques et de tragédies inspirées des précédents monarques d’Angleterre, voire des généraux italiens dans Othello, voilà que ce William Shakespeare nous embarque 800 ans avant notre ère !

Avec Jean-Michel Déprats, directeur de la traduction de Shakespeare à la Pléïade :

Hamlet a été la pièce la plus considérée au XIXe siècle, et aujourd'hui, de très loin, Le Roi Lear nous semble être la pièce, tout en étant extrêmement archaïque, la plus moderne : de par l'alliance des genres, du tragique et du grotesque, et de par le fait que c'est la grande pièce de la folie.