Andréa Ferréol et Michel Piccoli sur le plateau de la Grande Bouffe ©Getty - Sunset Boulevard/Corbis
Andréa Ferréol et Michel Piccoli sur le plateau de la Grande Bouffe ©Getty - Sunset Boulevard/Corbis
Andréa Ferréol et Michel Piccoli sur le plateau de la Grande Bouffe ©Getty - Sunset Boulevard/Corbis
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Résumé

En direct des grands chocs esthétiques de l’histoire des arts et de la culture, Mathilde Serrell est aujourd'hui en 1973, où Cannes connaît le scandale le plus notable de son histoire : la projection de "la Grande Bouffe", film de Marco Ferreri.

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Sur la Croisette, on ne parle plus de cinéma, on éructe des mots clefs. 

La projection de La Grande Bouffe, film de l’italien Marco Ferreri, présenté dans la sélection française, a déclenché une convulsion généralisée.Cette histoire de séminaire gastronomique suicidaire, où quatre hommes se goinfrent à en mourir, accompagnés par une institutrice "mi-madone, mi-cochonne", a provoqué force hurlements, insultes, et remous dans la salle.

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Après un cru "72" jugé faiblard, le comité de sélection a sans doute voulu reprendre les choses en main. En témoignent notamment ces deux films radicaux qui concourent pour la France : La Grande Bouffe de Marco Ferreri, et La Maman et la Putain de Jean Eustache. Un choix que ne goûte guère la présidente du jury, madame Ingrid Bergman, pour qui ce sont les films "les plus sordides et les plus vulgaires du Festival".

Avec Gérard Lefort, écrivain et critique de cinéma :

Aujourd'hui, la Grande Bouffe choquerait moins, hélas. Je crois que la provocation, à la télévision et sur les réseaux sociaux, est organisée sous forme de système qui anesthésie la provocation. Le film de Ferreri était un cri!