Aphex Twin au Pitchwork Music Festival à Paris, en 2011
Aphex Twin au Pitchwork Music Festival à Paris, en 2011 ©Getty - Kristy Sparow
Aphex Twin au Pitchwork Music Festival à Paris, en 2011 ©Getty - Kristy Sparow
Aphex Twin au Pitchwork Music Festival à Paris, en 2011 ©Getty - Kristy Sparow
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En direct des grands chocs esthétiques de l’histoire des arts et de la culture, Mathilde Serrell est aujourd'hui en 1992, et réécoute le Digeridoo d'Aphex Twin : le son du futur, entre techno sauvage et techno artistique.

Au beau milieu de la bande FM, un son primal et extrêmement sophistiqué traverse mes enceintes… Le musicien signe sous pseudo "Aphex Twin", et le morceau s’appelle "Didgeridoo", du nom d’un instrument de transe aborigène. On entend, dans cette mixture sonore, une vibration caverneuse, surgie des entrailles de la terre ou des tripes de la machine. Peut-être les deux. Un nouveau monde assurément, une naissance...  Ce "Didgeridoo" d’"Aphex Twin" a quelque chose de définitif et de radical.

Avec le mur de Berlin, le bloc de l’est et ses dictatures se sont effondrés. Le conservatisme est en recul, il flotte a dans l’air un parfum d’embellie libertaire.  Avec Jean-Yves Leloup, écrivain et curateur technophile : 

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C'est un artiste emblématique de cette époque, parce que c'est un des rares qui va réussir à convaincre la scène rock, ou la presse rock, ou la presse pop : la musique électronique commence à être prise au sérieux, mais justement, pas sous sa forme la plus dansante, mais sous sa forme plus introspective. 

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