Carl Grossberg Selbstbildnis [Autoportrait], 1928 1928 Huile sur bois 70,1x60cm
Carl Grossberg Selbstbildnis [Autoportrait], 1928 1928 Huile sur bois 70,1x60cm
Carl Grossberg Selbstbildnis [Autoportrait], 1928 1928 Huile sur bois 70,1x60cm - Collection particulière, Allemagne / Germanyphoto crédit: Grisebach GmbH
Carl Grossberg Selbstbildnis [Autoportrait], 1928 1928 Huile sur bois 70,1x60cm - Collection particulière, Allemagne / Germanyphoto crédit: Grisebach GmbH
Carl Grossberg Selbstbildnis [Autoportrait], 1928 1928 Huile sur bois 70,1x60cm - Collection particulière, Allemagne / Germanyphoto crédit: Grisebach GmbH
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Résumé

Après la défaite de la première guerre mondiale, en Allemagne, le réel devient à nouveau l’étalon de la création.

avec :

Florian Ebner (Chef du Cabinet de Photographie du Centre Pompidou), Angela Lampe (Conservateur des collections historiques au Musée national d'art moderne depuis 2005).

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Et soudain, tout changea. La tristesse voire la dépression qui s’empara de l’Allemagne, après la défaite de la première guerre mondiale, conduisirent de nombreux artistes à renoncer à tout un pan spectaculaire de l’imaginaire et de la création. L’expressionnisme hallucinatoire de l’avant-guerre, le dadaïsme contestataire, l’abstraction spirituelle et intellectuelle qui fut si éclatante au début du XXe siècle, ne furent plus de mise. Le réel devenait à nouveau l’étalon de la création ainsi que les maîtres impeccables de l’histoire de la peinture ancienne.

En 1925, une exposition inaugure cette nouvelle sensibilité. Elle s’intitule "Nouvelle Objectivité. Peinture allemande depuis l’expressionnisme" organisée au musée de Mannheim par Gustav Friedrich Hartlaub. Paysages désertés, habités par des silhouettes au regard vide, des machines industrielles, précisément peintes dans des couleurs pastellisées, invention de mobiliers, d’architectures standardisés, un monde fasciné par l’industrie, la norme, le rythme mécanique avec simultanément de réels progrès sociaux comme le vote des femmes, le droit à l’avortement, le droit au chômage, la journée de huit heures . En contrepoint, c’est aussi une société transgressive que dépeignent et parfois semblent critiquer les mèmes artistes, transgressions sexuelles, crimes sadiques, maladies vénériennes ou encore une société déséquilibrée avec la pauvreté des travailleurs, l’enfer du chômage ou du taylorisme.

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Hannah Höch Gläser [Verres], 1927 Huile sur toile 77.50 x 77.50 cm
Hannah Höch Gläser [Verres], 1927 Huile sur toile 77.50 x 77.50 cm
- Museumslandschaft Hessen Kassel© Adagp, Paris, 2022 Photo © BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand Palais / image MHK

Se devine alors la fragilité du monde parfait que la nouvelle objectivité décrivait, son glissement du matérialisme petit bourgeois à l’enfer nazi, jusqu’à l’avènement d’Hitler à la chancellerie en Janvier 1933. Et deux mois plus tard dans le même musée de Mannheim qui inaugurait cette période une nouvelle exposition qui sonne le glas de cette étrange modernité  intitulée "tableaux du bolchevisme culturel".

Au cœur de cette situation, un immense artiste, est le témoin et le sociologue de cette société qui se reconstruit et se décompose. Le photographe August Sander qui inventorie dans un interminable et splendide portefolio .

Exposition : Allemagne / Années 1920 /Nouvelle Objectivité / August Sander. Du 11/05 au 5/09/2022 au centre Pompidou

Lecture des textes par Sophie Daull

Paroles de la chanson Es liegt in der Luft (1928), extraite de la revue du même nom de Mischa Spoliansky sur un livret de Marcellus Schiffer

  • MARLENE DIETRICH - Es liegt in der luft (com mus) : Es liegt in der luft (Medley) (Septuor)

Propos de Gunter Metken

  • KURT WEILL - QUIRINE VIERSEN - Sonate : Allegro assai wild bewegt grotesk vorzutragen

Anonyme, Arbeitersender. 5e année. n° 30 22 août 1932

  • KURT WEILL - LARS NIEDERSTRASSER - Die Dreigroschenoper : Kanonensong (Acte I) - arrangement pour quatuor de saxophones
Vue de l'exposition au Centre Pompidou
Vue de l'exposition au Centre Pompidou
- Bertrand Prevost

Propos de Max Beckman

  • KURT WEILL - Lars Niederstraßer - Suite n° 6 op 40 : 3. Andante - arrangement pour quatuor de saxophones

Karl Einstein sur Otto Dix, Das Kunstblatt, n° 7, 1923.

  • KURT WEILL - Center City Brass Quintet- L'opéra de quat'sous Suite : Ouverture : Grabschrift

George Grosz, Entre autres choses un mot en faveur de la tradition allemande 

  • KURT WEILL - Center City Brass Quintet - Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny : Jennys lied (denn wie man sich bettet, so liegt man)

L'écrivain Alfred Döblin dans le texte qui accompagnait ces photos

  • KURT WEILL - Center City Brass Quintet - L'opéra de quat'sous Suite : Ouverture : Zuhalter ballade

Chargée de recherche : Maurine Roy

En partenariat avec Beaux Arts Magazine

Références

L'équipe

Jean de Loisy
Jean de Loisy
Jean de Loisy
Production
Seham Boutata
Collaboration
Anna Holveck
Réalisation