Périssoires sur l’Yerres, 1877. Huile sur toile, 88,9 × 116,2 cm. Washington, National Gallery of Art
Périssoires sur l’Yerres, 1877. Huile sur toile, 88,9 × 116,2 cm. Washington, National Gallery of Art
Périssoires sur l’Yerres, 1877. Huile sur toile, 88,9 × 116,2 cm. Washington, National Gallery of Art
Périssoires sur l’Yerres, 1877. Huile sur toile, 88,9 × 116,2 cm. Washington, National Gallery of Art
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Voici une vingtaine d’années que les connaisseurs réévaluent l'œuvre de Caillebotte qui était comme floutée par le rôle social du mécène.

Avec
  • Stéphane Guégan historien, critique d’art, Conseiller scientifique auprès de la Présidence du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie.

Il fallait absolument être moderne. Rompre avec les beautés idéales de l’académie comme avec les palettes salies de la peinture française des salons officiels. L’urbanisme, la technique, la photographie, le commerce transformaient la réalité et le moderne sous la plume de Baudelaire ou le pinceau de Manet, étaient la réponse à cette immense métamorphose.

Gustave Caillebotte, bourgeois aisé, rentier et ainsi favorisé par le destin, s’épris de nombreuses passions, l’architecture navale, la philatélie, l’horticulture dans lesquelles il excella aussi et dont il fit progresser durablement les techniques. Celles-ci dissimulèrent peut-être, aux yeux de la plupart des historiens, les avancées auxquelles il contribua vigoureusement pendant les quinze années intenses qu’il consacra à la peinture.

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Autoportrait au chapeau, 1874-1884. Crayon sur papier vergé, 49 × 37,5 cm. Chicago, The Art Institute
Autoportrait au chapeau, 1874-1884. Crayon sur papier vergé, 49 × 37,5 cm. Chicago, The Art Institute

Son œuvre, qui connut un grand succès à ses premières apparitions, s’épanouit au milieu de ses amis impressionnistes au service desquels, il mit souvent son aisance matérielle, en les aidant, les finançant. Voici une vingtaine d’années que les connaisseurs réévaluent son œuvre qui était comme floutée par le rôle social du mécène.

Un livre vient de rétablir ses mérites et le fait apparaître vraiment comme le peintre de la vie moderne qu’espérait Baudelaire. Les grandes œuvres qui demeurent comme des références assez populaires, Le pont de l’Europe ou Les raboteurs de parquet ou Le balcon, ont été réemployées maintes fois par le cinéma et la photographie et furent des éléments maintes fois débattus dans les batailles que les classiques et l’avant-garde se livrèrent à la fin du XIXe ; Gustave caillebotte donc un grand artiste exhumé ou réévalué que l’on découvre puissant, déterminé et très original sous la plume de Stéphane Guégan.

Chrysanthèmes blancs et jaunes, jardin du Petit-Gennevilliers, 1893. Huile sur toile, 73 × 62 cm. Paris, Musée Marmottan Monet
Chrysanthèmes blancs et jaunes, jardin du Petit-Gennevilliers, 1893. Huile sur toile, 73 × 62 cm. Paris, Musée Marmottan Monet

Lectures des textes : Sophie Daull

Musiques diffusées :

  • Plume par Toàn
  • Bois-Pierre par Horla
  • Bâton de pluie par François Bayle
  • Sur Le Quai, La Pluie par Piotr Moss
  • Une Touche De Pluie par Toàn
  • Sous le soleil, dans le vent par Pierre Bernard (instruments divers goélands et support)
  • Arolsen, February 8, 1998 (Water Music 1952) par John Cage
  • Sound Massages par Pascal Battus
  • Tentative d'épuisement d'un lieu parisien par Pablo's Eye

Chargée de recherche : Maurine Roy

En partenariat avec BeauxArts Magazine.