Johann Heinrich Füssli (1741 – 1825), Le Cauchemar, après 1782, huile sur toile, 31,5 × 23 cm,
Johann Heinrich Füssli (1741 – 1825), Le Cauchemar, après 1782, huile sur toile, 31,5 × 23 cm, - Frances Lehman Loeb Art Center, Vassar, Poughkeepsie, NY / Art Resource, NY
Johann Heinrich Füssli (1741 – 1825), Le Cauchemar, après 1782, huile sur toile, 31,5 × 23 cm, - Frances Lehman Loeb Art Center, Vassar, Poughkeepsie, NY / Art Resource, NY
Johann Heinrich Füssli (1741 – 1825), Le Cauchemar, après 1782, huile sur toile, 31,5 × 23 cm, - Frances Lehman Loeb Art Center, Vassar, Poughkeepsie, NY / Art Resource, NY
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Artiste atypique et intellectuel, Füssli (1741 -1825) puise son inspiration dans les sources littéraires qu’il passe au filtre de son imagination. Il développe dans sa peinture un langage onirique et dramatique, où se côtoie sans cesse le merveilleux et le fantastique, le sublime et le grotesque.

Avec

Derrière ce nom magnifique, qui fuse dans l’espace comme un trait de pinceau ensauvagé, exista un des peintres les plus étranges de cette période d’ombre et de lumière, de raison et de terreur que fut le tournant des révolutions européennes de la fin du XVIIIe siècle.

Extrême en tout, comme le disait de lui son ami le célèbre physiognomoniste et théologien Kaspar Lavater, Füssli contesté mais admiré et collectionné par Goethe, oublié un temps puis redécouvert par les surréalistes au XXe siècle, Füssli déploie une œuvre paradoxale où se côtoient les voluptés et l’enfer, le sublime et le grotesque. Peintre d’une érudition exceptionnelle qui fut considéré comme l’un des meilleurs conférenciers sur l’art lorsqu’il enseigna à la Royale Académie de Londres, Füssli, polyglotte, savant, fétichiste, passionné de théâtre et de littérature ne ressemble à personne. Le tableau intitulé  "Le cauchemar" qui le rendit célèbre en 1781 et dont Freud possédait une gravure dans sa chambre à coucher, Les 3 sorcières de Macbeth et les grands cycles littéraires inspirés par Shakespeare ou Milton sont parmi les deux cents tableaux qu’il peignit, ceux que le public connait sans souvent en connaître l’auteur. Celui-ci contemporain de Goya de Piranèse, d’Horace Walpole explore les nuances de l’obscur qu’on qualifiera de Romantisme noir ou de fantastique plus tard.

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Expo : Füssli, entre rêve et fantastique, du 16 septembre 2022 au 23 janvier 2023 au Musée Jacquemart-André.

Johann Heinrich Füssli (1741 – 1825) Le songe du berger 1793 Huile sur toile  154,3 x 215, 3 cm
Johann Heinrich Füssli (1741 – 1825) Le songe du berger 1793 Huile sur toile 154,3 x 215, 3 cm
- Tate Britain, Londres
Johann Heinrich Füssli (1741 – 1825) La sorcière de la nuit rendant visite aux sorcières de Laponie 1796  Huile sur toile 101,6 x 126,4 cm
Johann Heinrich Füssli (1741 – 1825) La sorcière de la nuit rendant visite aux sorcières de Laponie 1796 Huile sur toile 101,6 x 126,4 cm
- Photo © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN-Grand Palais / image of the MMA

Lecture des textes : Lara Bruhl

Musiques diffusées :

  • Macbeth par Giuseppe Verdi
  • Le masque de la mort rouge par André Caplet
  • Kronos quartet par Terry Riley

Chargée de recherche : Maurine Roy

En partenariat avec BeauxArts Magazine.

L'équipe

Jean de Loisy
Jean de Loisy
Jean de Loisy
Production
François Caunac
Réalisation
Seham Boutata
Collaboration