Léonce Perret (1880-1935)Léonce cinématographiste, mai 1913, France, photogramme du film muet en noir et blanc teinté
Léonce Perret (1880-1935)Léonce cinématographiste, mai 1913, France, photogramme du film muet en noir et blanc teinté - Production : Société Léon Gaumont & Cie, Paris. Paris. Collection Gaumont-Pathé Archives
Léonce Perret (1880-1935)Léonce cinématographiste, mai 1913, France, photogramme du film muet en noir et blanc teinté - Production : Société Léon Gaumont & Cie, Paris. Paris. Collection Gaumont-Pathé Archives
Léonce Perret (1880-1935)Léonce cinématographiste, mai 1913, France, photogramme du film muet en noir et blanc teinté - Production : Société Léon Gaumont & Cie, Paris. Paris. Collection Gaumont-Pathé Archives
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Faire dialoguer la production cinématographique française des années 1895-1907 avec l’histoire des arts, depuis l’invention de la photographie jusqu'aux premières années du XXe siècle...

Avec
  • Dominique Païni Théoricien, écrivain, critique et commissaire de d’exposition
  • Marie Robert Conservateur en photographie au Musée d'Orsay

Vous pourriez imaginer qu’une exposition sur le cinéma au musée d’Orsay soit une exposition de films, de photos de plateau, d’arroseurs arrosés ou d’entrée en gare d’énormes machines et que, né comme dans un choux ou de la cuisse d’un dieu, le cinema sortit tout armé de la pensée de ses premiers réalisateurs ou inventeurs. Eh bien, l’histoire que nous raconte le Musée d’Orsay est toute autre. Comme si cette technique fabuleuse qu’est le 7e art avait eu besoin pour surgir que les consciences, que la pensée, que le plaisir, que la création s’y préparent.

Achille Bonnuit et Elisa Le Guay. La séance de stéréoscopie. Vers 1865, épreuve sur papier albuminé à partir d'un négatif sur verre au collodion12,70 x 10,20 cm
Achille Bonnuit et Elisa Le Guay. La séance de stéréoscopie. Vers 1865, épreuve sur papier albuminé à partir d'un négatif sur verre au collodion12,70 x 10,20 cm
- Photo © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

Il en ressort une exposition curieuse qui produit une hypothèse nouvelle. 

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Ce serait  parce que l’urbanisme, le music-hall, la peinture, l’organisation sociale, le goût des mécaniques amusantes, les loisirs et les désirs avaient changé le spectateur que la séquence -cinéma put commencer.

Léonce Perret (1880-1935)Léonce cinématographiste, mai 1913, France, photogramme du film muet en noir et blanc teinté
Léonce Perret (1880-1935)Léonce cinématographiste, mai 1913, France, photogramme du film muet en noir et blanc teinté
- Production : Société Léon Gaumont & Cie, Paris. Paris. Collection Gaumont-Pathé Archives.

Donc « Enfin le cinema » ne serait  pas l’arrivée spectaculaire et transformatrice d’une technique nouvelle mais l’aboutissement d’une transformation des mentalités.

Le projet est accompagné des chefs-d’œuvre de beaucoup d’artistes du XIXe mais aussi d’œuvres moins connues pourtant populaires à l’époque et qui nous révèlent ces mutations.

Enfin le cinema ! Arts, images et spectacles en France (1833 – 1907) jusqu’au 16/01/22 au Musée d’Orsay. Avec le Commissaire général : Dominique Païni, commissaire d'exposition indépendant et Marie Robert, conservatrice en chef pour la photographie et le cinéma au musée d'Orsay

Lectures des textes : Nathalie Kanoui

Chargée de recherche : Maurine Roy

En partenariat avec BeauxArts Magazine.

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