Vue de l'exposition «GASIOROWSKI, C'EST TOUT» au SHED - Site de l'Académie (Maromme) © Marc Domage
Vue de l'exposition «GASIOROWSKI, C'EST TOUT» au SHED - Site de l'Académie (Maromme) © Marc Domage
Vue de l'exposition «GASIOROWSKI, C'EST TOUT» au SHED - Site de l'Académie (Maromme) © Marc Domage
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Résumé

Peinture est l’énergie fertile que Gerard Gasiorowski, cet artiste intense admiré des artistes, ce peintre somptueux négligé disparu voici bientôt quarante années, prie dans la geste spectaculaire de son travail.

avec :

Jonathan Loppin (Artiste et directeur du Shed, centre d'art contemporain de Normandie), Hervé Ingrand (Artiste peintre).

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Il n’y a pour lui qu’une attraction absolue, qu’un centre incandescent à la dispersion de ses œuvres, qu’une puissance centrale à son parcours de peintre. C’est non pas la peinture qui aimante toute sa démarche mais Peinture. Peinture sans article peinture comme on dit le nom d’une déesse ou d’un absolu. Peinture est l’énergie fertile que Gerard Gasiorowski, cet artiste intense admiré des artistes, ce peintre somptueux négligé disparu voici bientôt quarante années, prie dans la geste spectaculaire de son travail. Gasiorowski disparait à 56 ans en aout 1986.

Vue de l'exposition «GASIOROWSKI, C'EST TOUT» au SHED
Vue de l'exposition «GASIOROWSKI, C'EST TOUT» au SHED
- Site de l'Académie (Maromme) © Marc Domage

Gasiorowski n’eut de cesse pendant trente ans de massacrer tout ce qui dans son art ferait charme esthétique perfection ou image, pour en mystique absolu de sa seule déesse d’approcher par des œuvres, des rituels, des cérémonies, des performances, des objets, des peintures qui l’ont conduit à réaliser paradoxalement à la fois spectaculairement et en secret, en toute intimité et pourtant de manière explosive un chant profond dédié à Peinture.

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Vue de l'exposition «GASIOROWSKI, C'EST TOUT» au SHED
Vue de l'exposition «GASIOROWSKI, C'EST TOUT» au SHED
- Site de l'Académie (Maromme) © Marc Domage

En dépit de ses amis admirables qui l’accompagnèrent sans cesse, Bernard Lamarche-Vadel, Michel Enrici, Olivier Kaeppelin, etc. Gasiorowski est un artiste dont le souvenir flotte comme un désastre ou un éclat déjà lointain. Pour nous cet astre n’est pas éteint et une exposition accomplie par la dévotion de quelques jeunes artistes qui ont rejoint ce culte ancien est l’occasion de revenir sur cette entreprise de destruction et de création que fut l’irascible trajectoire de Gerard Gasiorowski. Gerard qui en 1983 décida, encore une fois, de faire disparaitre son nom et d’estamper son travail des lettres mystérieuses GXXS, donc Gasio XXe siècle, et ainsi qu’il l’inscrit sous un autoportrait peinturluré et sardonique : au fond c’était un classique !

Vue de l'exposition «GASIOROWSKI, C'EST TOUT» au SHED
Vue de l'exposition «GASIOROWSKI, C'EST TOUT» au SHED
- Site de l'Académie (Maromme) © Marc Domage

« Gasiorowski, c'est tout » au SHED, site L'Académie (Maromme) du 14 mai au 17 juillet 2022

Lecture des textes : Andréa Brusque

Musiques diffusées :

  • **Musique Alva Noto & Ryuichi Sakamoto / "**Glass"
  • Misha Alperin / « Ostinato »
  • Steve Reich / « Different trains »
  • Herbie Hancock / « Bring down the birds »
  • Misha Alperin / « Tuesday »
  • Emmanuelle Bertrand / Hans Werner Henze / « Tango » et « Pastorale »

Chargée de recherche : Maurine Roy

En partenariat avec Beaux Arts Magazine

Références

L'équipe

Jean de Loisy
Jean de Loisy
Jean de Loisy
Production
Seham Boutata
Collaboration