Sophie Calle, Orsay, 1981
Sophie Calle, Orsay, 1981
Sophie Calle, Orsay, 1981 - Photo Sophie Calle©ADAGP, Paris 2022
Sophie Calle, Orsay, 1981 - Photo Sophie Calle©ADAGP, Paris 2022
Sophie Calle, Orsay, 1981 - Photo Sophie Calle©ADAGP, Paris 2022
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Résumé

Cette grande archéologie poétique que fait Sophie Calle, à la fois sur elle-même et sur le lieu qu’elle effleure, est accompagnée, pour l’exposition, par Jean Paul Demoule.

avec :

Sophie Calle (Artiste plasticienne), Jean-Paul Demoule (Archéologue et préhistorien français. Professeur émérite de protohistoire européenne à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, membre honoraire de l'Institut universitaire de France et ancien président de l'Inrap).

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C’est un poème qui fait valser jusqu’au vertige les lieux, les noms, les objets, les habitants, les spectres d’un univers ravagé. Ce sont les espaces abandonnés d’un grand hôtel visité clandestinement et longuement par une jeune femme qui y puise un silence, une mélancolie, un charme qui nous habite quand elle nous en transmet aujourd’hui, quarante ans après l’avoir hanté, les reliques.

Il s’agit des ruines du grand hôtel d’Orsay créé en même temps que la gare en 1900, pour l’exposition universelle et qui fut désaffecté en 1972, devenu ensuite le fameux musée d’Orsay.

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Ce poème est composé par l’artiste très admirée Sophie Calle qui a installé dans les salles d’exposition du musée c’est-à-dire, presque exactement, là où était l’hôtel disparu dont nous parlons, une ambiance, des tentures, des photographies, des textes encadrés, des objets qu’elle collecta il y a 42 ans et qu’elle a disposé avec beaucoup de précision dans un espace évocateur.

Sophie Calle, Orsay, 1979
Sophie Calle, Orsay, 1979
- Photo © Richard Baltauss

Les photographies qu’elle prit en 1978 et les menus objets, classeurs cahiers, écritures, clefs, instruments, qu’elle conserva sont devenus, que depuis peu de temps, le vocabulaire de cette œuvre qu’elle nous offre. Y résonne l’absence et des sensations d’autrefois, les siennes et celles des occupants, une remémoration que les textes qui accompagnent les photos d’alors, éclaire ou brouille.

Cette grande archéologie poétique que fait l’artiste, à la fois sur elle-même et sur le lieu qu’elle effleure, est accompagnée pour l’exposition par deux autres investigations conduites par le grand archéologue spécialiste de la préhistoire, Jean Paul Demoule, et dont les conclusions parfois sérieuses, parfois rêveuses, sont intégrées à l’exposition et plutôt que d’en faciliter la compréhension, en accusent le labyrinthe.

Exposition : SOPHIE CALLE et son invité Jean-Paul Demoule - Les fantômes d'Orsay, jusqu'au 12/06/22

Lecture des textes : Sophie Daull

Chargée de recherche : Maurine Roy

En partenariat avec Beaux Arts Magazine

Références

L'équipe

Jean de Loisy
Jean de Loisy
Jean de Loisy
Production
Seham Boutata
Collaboration
Anna Holveck
Réalisation