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De Manuela Morgaine

Dispositif sonore & traitement live : Thierry Coduys

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** Réalisation : Marie-Laure Ciboulet**

Technique : Alexandre Dang

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54 sec

**Mercredi 29 octobre, "Radio Orakl" en direct dans "l'Atelier de la création" : ** une expérience radiophonique où les auditeurs sont invités à appeler en direct (01 56 40 41 59) pour poser leur question à l’ORAKL
Pour ceux qui n'auront pas pu poser leur question à l'ORAKL en direct, vous pouvez lui adresser un message privé : > cliquez pour plus d'infos

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53 sec

ORAKL
ORAKL

RADIO ORAKL est né d’une envie de réponses immédiates, comme préinscrites, préhistoriques, qui surgiraient de nulle part : instance d’une parole sacralisée et indéniable qui aurait réponse à tout. Réponse païenne avant tout, sans moindre connotation avec une parole divine. Parole vénérable sans caractère religieux. Sous quelle forme – et depuis la nuit des temps -, trouvons nous réponses à nos questions ? Sous quelle forme idéale se profère LA réponse ? La vérité de l’avenir tient en combien de mots ? Quelle est la formule, non mathématique, scientifique, mais tout comme, de la prédiction ? A quel fragment de langage reconnaît-on l’inscription du destin ? Comment le tracer, comment le dire, le dessiner, le destiner, et à quel temps doit t’on conjuguer ce qui va arriver ? Au présent ou au futur ? Avec précaution, doit-on conjuguer les fragments d’un conditionnel ? L'oracle écrit-il ce qui va advenir à la manière d’un lamento, d’un récitatif, d’un oratorio, d’une rhapsodie, d’une diseuse de bonne aventure ? Quelle est la forme en mots de la ligne de vie ? Les poèmes doivent-ils, à la manière des lignes de la main, s’interrompre brutalement, alterner lignes courtes et longues, redescendre dans les creux, se ramifier, et là où cela s’arrête, prédire la fin ?Est-ce des mots droits ou courbes, clairs ou opaques, énigmatiques ou péremptoires ? Quand la langue dit qu’elle devine, est-elle pour autant impérative ? Ce sont toujours des sentences, jugements, divinations, intuitions.

Ce sont toujours comme des sentences lapidaires aussi énigmatiques que le regard du Sphinx. Rien n’est fixé d’avance mais il se peut.

Ce ne sont pas des phrases pleines, mais du sens qui laisse flotter un vide, afin que de cette incertitude laissée, se dessine la vérité d’un à venir.

Revenons aux temps antiques, lorsque nous « consultions » les oracles, et pas n’importe où. Nous sommes tous autant que nous sommes ces « consultants » qui depuis Cumes en Italie, Delphes en Grèce et Didyme en Turquie, viennent questionner Sybille, Pythie, leur demander la lune. Tous, nous voulons, devons savoir de quoi sera fait demain. Tout, et toujours, nous questionne.

Faire venir des voix, dans l'invisibilité de la radio, faire appeler des « consultants », des questionneurs, à l'antenne, en direct, afin que les questions posées deviennent la matrice de réponses improvisées.

Et tenter en direct, des réponses Apolliniennes, ou obliques. Inventer une abstraction poussée à tel point que la réponse puisse satisfaire universellement, répondre à toutes et à tous, résonner au plus intime de toutes questions. Tenter cinquante-six minutes de questions-réponses en mots et en musique avec les auditeurs à l'aveugle, dans un temps de Parole limité mais conjugué au futur infini.

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54 sec

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31 sec

ORAKL
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Références

L'équipe

Inès de Bruyn
Collaboration
Alice Ramond
Collaboration