Jacques Chirac et les ténors du gaullisme à Colombey-les-Deux-Eglises, le 09/11/06 pour l'anniversaire de la mort du général de Gaulle ©AFP - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN
Jacques Chirac et les ténors du gaullisme à Colombey-les-Deux-Eglises, le 09/11/06 pour l'anniversaire de la mort du général de Gaulle ©AFP - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN
Jacques Chirac et les ténors du gaullisme à Colombey-les-Deux-Eglises, le 09/11/06 pour l'anniversaire de la mort du général de Gaulle ©AFP - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN
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Résumé

Quelle place occupe la figure tutélaire du général de Gaulle dans l'imaginaire de la droite française, alors que ses leaders s'affrontent dans la primaire ? Le gaullisme est-il toujours une référence obligée à droite ?

avec :

Florence Haegel (directrice de recherche au Centre d’études européennes de Sciences Po, auteur de Les droites en fusion, transformations de l’UMP), Roger Karoutchi (Sénateur UMP des Hauts-de-Seine), Andrew Knapp (historien, spécialiste de la vie politique française à l’université de Reading).

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Dans une bataille des primaires qui bat son plein, le gaullisme est, à droite, à la fois partout et nulle part.

Partout parce que tous s’en réclament, y compris en dehors des Républicains, de François Bayrou à Florian Philippot, du centre à l’extrême-droite, en passant même par Nadine Morano qui avait scandalisé en reprenant une citation détournée de son sens du général sur la race blanche, on s’en souvient.

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Objet de tous les commerces politiques, de toutes les récupérations, le gaullisme est également, étrangement, totalement absent de ces primaires. Nul candidat ne se réclame de son héritage ou prétend suivre ses préceptes, reprendre ses idées. Hormis Henri Guaino qui revendique cette filiation – mais il n’est pas candidat aux primaires, aucun des challengers du scrutin de novembre ne porte aujourd’hui ses principes.

Cette présence fantomatique du général de Gaulle ne date pas d’hier. La droite s’est longtemps déchirée sur la question de l’héritage, qui fut déjà en son temps au centre de l’opposition entre Jacques Chaban-Delmas et Jacques Chirac au début des années 1970, l’un reprochant à l’autre de trahir l’esprit gaulliste.

Sur le libéralisme, sur la souveraineté nationale, sur le sens de l’Etat, sur l’esprit humaniste qui doit orienter une politique et sur une certaine idée de la France, universelle, généreuse et indépendante, que reste-t-il du gaullisme à droite ?

Devrait-on abandonner cette référence devenue désuète ? Après tout, un tel legs n’est-il pas devenu trop encombrant pour qui souhaite inventer une modernité politique à droite ?

Alors que la primaire approche et que le débat d’idées demeure pour l’instant limité entre des candidats dont on a parfois du mal à distinguer les différences en dehors des petites phrases et des provocations, ce sont les questions que nous abordons aujourd’hui avec nos invités dans ce nouvel Atelier du pouvoir consacré à la droite et à l’héritage gaulliste.

Florence Haegel et Roger Karoutchi
Florence Haegel et Roger Karoutchi
© Radio France - AD
Références

L'équipe

Ariane Chemin
Production
Thomas Wieder
Production
Vincent Martigny
Production
Doria Zénine
Réalisation
Antoine Dhulster
Collaboration