Arnaud Montebourg en campagne pour les primaires socialistes en 2011 ©Reuters - Robert Pratta
Arnaud Montebourg en campagne pour les primaires socialistes en 2011 ©Reuters - Robert Pratta
Arnaud Montebourg en campagne pour les primaires socialistes en 2011 ©Reuters - Robert Pratta
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Résumé

Lancées par les socialistes en 2006, repris par la droite en 2016, les primaires semblent appelées à devenir une étape incontournable du parcours jonché d’épines du candidat à l’élection présidentielle, du moins tant que le système institutionnel sera celui de la Vème République.

avec :

Gilles Boyer (Conseiller politique d'Edouard Philippe à Matignon, ancien conseiller d'Alain Juppé), Thierry Pech (directeur général de Terra Nova), Hélène Combes.

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Les primaires, voilà le nouveau sésame de notre vie politique ! Qualifiées d’avancée démocratique considérable avec un impact sur la mobilisation des électeurs qui se sentent plus investis dans le système politique, porteuses de l’espoir de renouvellement d’une classe politique sclérosée, on semble ne trouver que des qualités aux élections primaires qui permettent de choisir les candidats à la candidature pour l’élection présidentielle.

Après la gauche qui avait lancé le système, d’abord en 2006 avec des primaires réservées aux adhérents du PS, puis ouvertes à tous les sympathisants de gauche en 2011, c’est la droite qui sacrifie à ce nouveau totem.

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Force est de reconnaître que les primaires ont apporté un vent nouveau dans notre système politique, plus dynamique, plus inclusif des citoyens. En 2011 à gauche, elles ont été l’une des clés de la victoire de François Hollande et ont permis également de faire émerger des personnalités politiques jusqu’alors de second plan comme Manuel Valls et Arnaud Montebourg.

Mais les grincheux diront aussi qu’elles en ont renforcé les travers du système : débat d’idées faible, personnalisation du pouvoir, hystérie médiatique, campagne permanente des prétendants à l’investiture, et un renouvellement jusque là limité puisqu’au PS, on ne peut pas dire que ce soit le plus neuf des candidats qui l’ait emporté.

Ceci étant, les primaires semblent inéluctablement appelées à devenir une étape incontournable du parcours jonché d’épines de l’élection présidentielle, du moins tant que le système institutionnel sera celui de la Cinquième République.

D’ici là, comment penser le rôle des primaires et leur apport à notre système politique ? Quelles sont les contraintes qui pèsent sur leur organisation ? Leurs effets positifs ou pervers ?

Voici les questions que nous posons aujourd’hui à nos invités:

Gilles Boyer , conseiller politique d'Alain Juppé, il dirige l'équipe de campagne du maire de Bordeaux pour la primaire de la droite et du centre prévue en novembre 2016

et Thierry Pech, directeur général du think tank Terra Nova.

La séquence internationale portera sur le système électoral de la République mexicaine : avec Hélène Combes, chargée de recherche au CERI et spécialiste des partis et des mouvements sociaux en Amérique latine.

Gilles Boyer, Hélène Combes et Thierry Pech
Gilles Boyer, Hélène Combes et Thierry Pech
© Radio France - CB

Conseil de lecture par Vincent Martigny: Thierry Devars, La politique en continu. Vers une "BFMisation" de la communication ?, éditions Les petits Matins/Celsa, 2015.

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"(...) Sur BFM, l’omniprésence et la désacralisation de la politique vont de pair. Quoiqu’on pense de ce nouveau média qui dicte des règles aux médias classiques, comprendre BFM est essentiel pour analyser l’évolution de l’information et de la politique dans les médias. A travers une réflexion équilibrée, qui analyse plus qu’elle ne dénonce, Thierry Devars réussit à nous immerger dans le monde du refus de la langue de bois, de l’infotainment, de la réactivité, de l’agressivité, de l’indifférence qui marquent l’information en continue. Il nous propose en creux une réflexion sur la la politique à la télévision en lien avec la distance progressive des citoyens vis-à-vis de cette dernière. Car trop souvent, l’extension du domaine politique de la télévision coïncide avec un écœurement progressif vis-à-vis de cette dernière. Qui n’a jamais ressenti un tel sentiment ?"

"2016, année hyperprésidentielle ?" Réécoutez l'émission Du Grain à Moudre d'Hervé Gardette diffusée le 19 janvier

 

Références

L'équipe

Thomas Wieder
Production
Vincent Martigny
Production
Doria Zénine
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration