11 juin 1989, l’Olympique de Marseille remporte la Coupe de France
11 juin 1989, l’Olympique de Marseille remporte la Coupe de France  ©Reuters - Eric Gaillard
11 juin 1989, l’Olympique de Marseille remporte la Coupe de France ©Reuters - Eric Gaillard
11 juin 1989, l’Olympique de Marseille remporte la Coupe de France ©Reuters - Eric Gaillard
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Face au foot, nos politiques sont partagés entre une volonté de répondre à des débordements qui scandalisent l’opinion et le souci de ne pas se couper d’un pouvoir conséquent dont la popularité ferait pâlir n’importe quel dirigeant politique.

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Quoi de plus politique que le football ? Sport globalisé, culte populaire, pouvoir financier et politique, enjeu géopolitique, le football est un phénomène complexe et multiforme qui mériterait plusieurs émissions pour l’appréhender. Aujourd’hui, nous avons décidé de nous intéresser aux relations du monde politique au football.

Difficile de ne pas aimer le football lorsqu’on fait de la politique, à moins de s’aliéner des millions de compatriotes. Sport parmi les sports, le foot est paré de toutes les vertus populaires : saine émulation, camaraderie, symbole d’une intégration réussie – c’était en 1998, avec la France Black-Blanc-Beur ou de la gagne à la française. Mais c’est aussi souvent par le foot que le scandale arrive et que les maux de la société s’expriment, que ce soit lors de la Coupe du monde de 2010 en Afrique du Sud, dans les scandales de corruption à l’UEFA ou récemment lors de l’affaire Benzema.

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Face au foot, nos politiques sont partagés entre une volonté de répondre à des débordements qui scandalisent l’opinion et le souci de ne pas se couper d’un pouvoir conséquent dont la popularité ferait pâlir n’importe quel dirigeant politique.

Difficile en même temps de ne pas réagir devant le spectacle d’un univers dans lequel le matérialisme et l’argent dominent, où des puissances étrangères jouent un rôle considérable – on pense bien entendu au Quatar - et qui semble n’obéir qu’à ses propres règles.

Face à un pouvoir concurrent du pouvoir politique en ce que sa puissance devient inattaquable par lui, le monde politique alterne entre soutien passionné, tentatives de régulation et silence parfois coupable.

Comment les politiques font-ils face au football ? Comment s’en servent-ils dans l’exercice de leur pouvoir et avec quelle différence entre la gauche et la droite ? De quel pouvoir dispose le football dans notre vie publique ?

Ce sont quelques unes des questions que nous nous posons aujourd’hui  dans cet Atelier du pouvoir consacré au rapport des politiques au football, avec nos invités:

Benoît Hamon, député PS des Yvelines, ancien ministre, ancien porte-parole du Parti socialiste;

Marion Fontaine, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université d’Avignon. Auteure tout récemment d’un article Football et socialisme pour la Fondation Jean Jaurès sur la relation ambivalente entre la gauche et le football. Spécialiste de l’histoire du monde ouvrier et de l’histoire sociale et politique du sport, elle a tiré de sa thèse un ouvrage Le Racing club de Lens et les Gueules noires : essai d’histoire sociale (les Indes savantes, 2010).

La séquence internationale est consacrée aux liens entre politique et supportérisme en Russie avec Ronan Evain, doctorant à l'IFG de Paris 8.

Benoti Hamon et Marion Fontaine
Benoti Hamon et Marion Fontaine
© Radio France - CB

Archives

  • Nicolas Sarkozy,  discours devant les responsables de l'UEFA à Genève le 28 mai 2010. La France accueillera l'Euro 2016.
  • Jean-Luc Mélenchon, 1er mai 2011 (France Inter), après la révélation par Mediapart de l'existence de quotas ethniques dans les centres de formation.
  • Roselyne Bachelot, ministre des Sports devant l’Assemblée Nationale le 23 juin 2010,au lendemain de l'élimination des Bleus de la Coupe Du Monde en Afrique du sud. "Je ne peux que constater, comme vous (...) le désastre, avec une équipe de France où des caïds immatures commandent à des gamins apeurés, un coach désemparé et sans autorité, une Fédération française de football aux abois(…)".
  • Michel Platini, président de l'UEFA, à propos des mouvements sociaux qui pourraient perturber la bonne tenue de la Coupe du monde brésilienne. 23 avril 2014

L'équipe

Thomas Wieder
Production
Vincent Martigny
Production
Doria Zénine
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration