Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche en 2012. De nombreux dirigeants des partis de gauche, dont Benoît Hamon, sont favorables à une VIe République.
Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche en 2012. De nombreux dirigeants des partis de gauche, dont Benoît Hamon, sont favorables à une VIe République. ©AFP - KENZO TRIBOUILLARD
Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche en 2012. De nombreux dirigeants des partis de gauche, dont Benoît Hamon, sont favorables à une VIe République. ©AFP - KENZO TRIBOUILLARD
Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche en 2012. De nombreux dirigeants des partis de gauche, dont Benoît Hamon, sont favorables à une VIe République. ©AFP - KENZO TRIBOUILLARD
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Comment expliquer la multiplication des références à une Sixième République dans le débat politique, singulièrement à gauche ? La possibilité d'une nouvelle république, plus parlementaire, serait-elle un mythe aussi vieux que la Cinquième République elle-même ?

Avec
  • Paolo Levi Journaliste, correspondant à Paris du journal italien La Stampa et de l'agence Ansa
  • Jean-Louis Debré Ancien président du Conseil constitutionnel
  • Bastien François politiste, professeur de science politique à Paris I, militant EELV

C’est officiel : la Sixième République est de retour.

Durant l’élection présidentielle de 2007, une majorité de candidats la défendait. Puis elle a été oubliée pendant dix ans. Aujourd’hui, plusieurs prétendants à la fonction présidentielle défendent la mise à mort de la Cinquième République, jugée responsable des errements de notre démocratie et de la désaffection des citoyens vis-à-vis de la politique.

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Le débat institutionnel, on le sait, est consubstantiel à notre Cinquième République vieillissante, que d’aucuns espèrent finissante. Il a débuté avec la dénonciation par François Mitterrand dans un célèbre ouvrage coup de poing publié en 1964, le "coup d’Etat permanent" que sous-tendraient ses institutions.

Depuis, de nombreuses propositions ont été faites pour transformer notre régime, mais les partisans d’une Sixième République ne sont pas toujours d’accord entre eux sur la direction à donner à cette république nouvelle.

Il y a ceux qui souhaiteraient un mandat plus clair donné au Président de la République, débarrassé de la concurrence avec le Premier ministre pour exercer seul le pouvoir exécutif.

A l’opposé de cette position, d’autres dénoncent justement ce pouvoir présidentiel excessif, et ambitionnent de redonner du lustre au parlement, loin du fantasme de l’homme providentiel.

Le paradoxe d’un tel débat est qu’il apparaît comme la condition indispensable de restauration de notre démocratie, mais ne semble pas passionner l’opinion publique qui bâille en entendant le mot constitution et regarde ailleurs.

Alors, que recouvre exactement le concept de Sixième République ? Celle-ci est-elle un marronnier institutionnel ou la condition sine qua non pour rénover notre démocratie ? Quelles sont les perspectives qu’elle trace pour une telle rénovation ?

Bastien François, Paolo Levi, Jean-Louis Debré
Bastien François, Paolo Levi, Jean-Louis Debré
- AD

L'équipe

Ariane Chemin
Production
Thomas Wieder
Production
Vincent Martigny
Production
Antoine Dhulster
Collaboration
Vincent Abouchar
Réalisation