Meeting de N.Sarkozy à Lanester (Morbihan), 3 avril 2007
Meeting de N.Sarkozy à Lanester (Morbihan), 3 avril 2007
Meeting de N.Sarkozy à Lanester (Morbihan), 3 avril 2007 ©Reuters - D.Joubert
Meeting de N.Sarkozy à Lanester (Morbihan), 3 avril 2007 ©Reuters - D.Joubert
Meeting de N.Sarkozy à Lanester (Morbihan), 3 avril 2007 ©Reuters - D.Joubert
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Résumé

Il peut paraître surprenant dans la série d’émissions que l’Atelier du pouvoir consacre aux grands thèmes de la droite de s’intéresser à la question de la jeunesse. Longtemps, celle-ci semble en effet avoir été acquise à la gauche. Mais les temps changent, la droite et la jeunesse aussi.

avec :

Anne Muxel (sociologue et politologue, directrice de recherche au Cevipof, spécialiste du rapport des jeunes à la politique), Nathalie Kosciusko-Morizet (Executive vice president chez Cap Gemini et ancienne femme politique française.).

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La jeunesse a longtemps constitué pour la droite au mieux un enjeu à gérer, au pire un adversaire à contrer, depuis ces fameux mois de révolte printanière qui manquèrent de voir basculer le régime du général de Gaulle en mai 68.

Aujourd'hui, la droite ne peut plus se permettre le luxe d’ignorer la partie la plus dynamique de la population française, au risque de se couper des forces vives d’un pays dont elle ambitionne la reconquête et qui connaît un clivage générationnel qu’elle ne peut ignorer.

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Plus angoissée, à la recherche d’une place dans une société vieillissante, en demande de renouvellement politique, la jeunesse est pour sa part divisée entre un désir de changement radical, qu’il s’exprime à l’extrême gauche ou à l’extrême-droite, et un rejet des partis qui la conduit souvent à l’abstention.

Elle subit de plein fouet le chômage et le déclin de l’Etat social, et les déclarations condescendantes ou démagogiques qui font trop souvent office de politique de la jeunesse ne peuvent plus masquer leur insuffisance.

Hier, l’idée d’être jeune et de droite semblait antinomique et on pouvait se moquer des jeunes Giscardiens, « des jeunes déjà vieux avant l’âge » disait-on. Mais Nicolas Sarkozy est passé par là, et sa droite décomplexée a séduit une partie de la jeunesse, à moins que celle-ci n’ait fait qu’un passage à l’UMP puis chez Les Républicains avant de continuer sa course vers l’extrême-droite…

Comment la droite envisage-t-elle sa relation à la jeunesse aujourd’hui ? Avec quelles politiques pour demain ? La jeunesse est-elle pour sa part en pleine droitisation ?

A quelques mois de la primaire des Républicains, dans notre réflexion sur les valeurs de la droite, ce sont les questions que nous posons aujourd’hui à nos invitées:

Nathalie Koscisusko Morizet, députée de l’Essonne, chef de file de la droite parisienne au Conseil de Paris et candidate à la primaire organisée par les républicains les 20 et 27 novembre

et Anne Muxel, directrice de recherches au Centre de recherches politiques de Sciences Po, le Cevipof, auteure de nombreux travaux sur les jeunes et la politique parmi lesquels L’Expérience politique des jeunes (Presses de Sciences Po, 2001) ou encore Avoir 20 ans en politique (Seuil, 2010).

Anne Muxel et Nathalie Kosciusko-Morizet
Anne Muxel et Nathalie Kosciusko-Morizet
© Radio France - CB
Références

L'équipe

Thomas Wieder
Production
Vincent Martigny
Production
Doria Zénine
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration