François Mitterrand en meeting pendant la campagne de l'élection présidentielle de 1974
François Mitterrand en meeting pendant la campagne de l'élection présidentielle de 1974 ©AFP - AFP
François Mitterrand en meeting pendant la campagne de l'élection présidentielle de 1974 ©AFP - AFP
François Mitterrand en meeting pendant la campagne de l'élection présidentielle de 1974 ©AFP - AFP
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Les partis politiques sont-ils une forme inévitable ou dépassée du fonctionnement de notre vie politique ? En ce samedi de réserve électorale, retour sur ce débat aussi vieux que nos démocraties représentatives.

Avec
  • Michel Offerlé Politiste, professeur émérite de science politique à l'ENS, spécialiste de la sociologie historique et de la sociologie politique. Membre de l'équipe Enquêtes Terrains Théories du Centre Maurice Halbwachs (ENS-EHESS)
  • Emeric Bréhier Ancien député socialiste de Seine-et-Marne et Secrétaire National du Parti Socialiste
  • Ludovic Lamant Journaliste

On annonce, et souvent on souhaite, leur décès depuis des lustres : les partis politiques sont les mal-aimés de nos institutions démocratiques. La philosophe Simone Weil proposait déjà, dans un texte resté célèbre, leur suppression définitive dès 1940 !

Que leur reproche-t-on, à ces partis ? Leur fossilisation, leur transformation en machines électorales froides et détachées de la société, leur ralliement au service d’une oligarchie égoïste seulement préoccupée de ses propres intérêts et non pas de celui du peuple, mais aussi leur incapacité à incarner le lieu de dialogue et de confrontation d’idées qu’ils devraient être.

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Bref, les partis n’ont pas le vent en poupe, et ils constituent, à en croire le baromètre de la confiance politique, une enquête électorale du laboratoire de recherche de Sciences po le CEVIPOF, l’institution démocratique la plus décriée de notre vie politique, puisque seulement 10% des français déclarent leur faire confiance.

Réfléchir aux partis politiques, c’est interroger les modalités d’expression citoyenne de la vie démocratique, alors que le succès d’Emmanuel Macron et de son mouvement En Marche à l’élection présidentielle a donné le sentiment qu’il était possible de s’en passer.

C’est essayer de réfléchir aux transformations possibles de ces partis qui les rendraient à nouveau plus proches des citoyens, ou leur remplacement par d’autres types de mouvements dont les contours et le fonctionnement demeurent encore flous.

C’est enfin poser la question de la singularité de la période historique que nous traversons, alors que les partis politiques n’ont jamais semblé si fragilisés, et que la tentation est grande de voir dans leur disparition une victoire démocratique.

Les mouvements qui émergent dans la vie politique sont-ils amenés à remplacer les partis ? En d’autres termes, la situation que nous connaissons aujourd’hui est-elle historique ?

Alors que les français s’apprêtent à retourner aux urnes pour voter pour l’un ou l’autre de ces fameux partis qu’ils aiment tant détester, ce sont les questions que nous posons aujourd’hui à nos invités dans ce nouvel Atelier du pouvoir qui interroge les partis politiques et leur évolution.

Michel Offerlé, Emeric Bréhier
Michel Offerlé, Emeric Bréhier
- AD

L'équipe

Ariane Chemin
Production
Thomas Wieder
Production
Vincent Martigny
Production
Antoine Dhulster
Collaboration
Vincent Abouchar
Réalisation