Nicolas Sarkozy annonçant son retrait de la vie politique, le 20 novembre 2016
Nicolas Sarkozy annonçant son retrait de la vie politique, le 20 novembre 2016 ©AFP - IAN LANGSDON
Nicolas Sarkozy annonçant son retrait de la vie politique, le 20 novembre 2016 ©AFP - IAN LANGSDON
Nicolas Sarkozy annonçant son retrait de la vie politique, le 20 novembre 2016 ©AFP - IAN LANGSDON
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Quand, comment et pourquoi se retire-t-on de la vie politique ? Quelles postures et quelles logiques derrière cet acte de retrait ? Que cela nous enseigne-t-il sur le fonctionnement des carrières politiques ?

Avec
  • Gaspard Estrada directeur exécutif de l'OPALC, l’Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes - Sciences Po.
  • Christian Delporte Historien des médias, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Sébastien Pietrasanta Député PS des Hauts de Seine, ancien maire d’Asnières (2008-2014)

Dramatique, logique ou inattendu, le départ participe de la tragédie en politique. Que l’on ait détesté une personnalité ou qu’on l’ait encensée, le moment du départ charrie un lot d’émotions indéfinissables, soulagement ou tristesse, qui illustre notre relation ambiguë, contradictoire avec la politique.

On ne saurait généraliser les raisons d’un départ : choisi ou subi, accablé par l’opprobre d’une affaire comme pour Jérôme Cahuzac, dans les décombres d’une défaite en forme de coup de tonnerre comme pour Lionel Jospin ou dans une gloire éteinte comme pour le général de Gaulle… toutes les situations ne se ressemblent pas. Et pourtant les règles du départ semblent former comme un code d’honneur de la politique.

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Réfléchir au retrait, c’est poser la question de la singularité de la profession politique, qu’il est si difficile de quitter et dont l’opinion publique refuse qu’elle devienne une carrière, tout en s’attachant aux figures qui l’accompagnent au quotidien.

C’est questionner le théâtre d’ombres de la vie politique, lorsque la franchise d’un départ n’est parfois que la l’anticipation stratégique d’un retour.

C’est enfin s’interroger sur la reconversion du personnel politique, cette vie d’après qu’il est si difficile d’imaginer pour des hommes et des femmes qui ont passé tant d’années aux affaires publiques, cette activité entre profession et vocation.

Alors, pourquoi quitte-t-on la politique ? Peut-on totalement l’abandonner, si ce n’est au seuil d’une retraite choisie ou par la mort ? A quoi ressemble la vie d’après ? Et que nous dit la difficulté à partir de la spécificité de l’univers politique ?

L'équipe

Ariane Chemin
Production
Thomas Wieder
Production
Vincent Martigny
Production
Doria Zénine
Réalisation
Antoine Dhulster
Collaboration