Revolution now, Gob Squad.
Revolution now, Gob Squad.
Revolution now, Gob Squad. ©Radio France -  Thomas Audin
Revolution now, Gob Squad. ©Radio France - Thomas Audin
Revolution now, Gob Squad. ©Radio France - Thomas Audin
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Résumé

Plongée dans Berlin avec trois collectifs de théâtre documentaire : Rimini Protokoll, Gob Squad et She She Pop, qui mettent l’accent sur le réel, la rencontre avec le spectateur, l’expérience collective.

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L'Atelier intérieur s'ouvre à BERLIN in situ. Dans la rue. A Berlin et ses héros : les passants, les inconnus. Aux expériences collectives. Aux rencontres de hasards. Qui sont les héros. Est ce que je peux être un héros ? est ce que je fais partie de plus vaste que moi ? C’est notre semaine des Ateliers de la nuit à Berlin… et pour aller au bout du voyage on a délaissé le blanc des musées, la boite noire du théâtre. On a choisi le réel. Le banal. On a choisi de rester à l’extérieur. Dehors. L’automne ne fait que commencer et on a inversé : le spectateur devient l’acteur l’inconnu devient le héros. Puisque les collectifs à Berlin déplacent le théâtre dans les vrais corps, dans les vrais lieux, prennent la ville comme décor. L’image de départ ce soir serait celle-là : Super Night shots . Le spectacle de Gob Squad est à 20h mais tout commence une heure avant. Les quatre acteurs sortent dans la rue, ils ont une heure pour tourner un film avec les passants, rencontrer des inconnus et leur poser cette question : que puis je faire pour *vous * ? La ville devient décor de film. Vous devenez le héros. Gob squad mène la guerre à l’anonymat. Berlin cherche à renouer avec l’expérience collective. Le lien. Depuis que l’Est et l’Ouest sont réunis, ça veut dire quoi exactement *être ensemble * ? on est liés ou pas ? Se sent-on seul ou pas ? est ce qu’on peut être seuls, ensemble ? Berlin semble préoccupée par chacun : qui est là ? Qui est cette personne ?  Ici on peut lire l’histoire dans les rues, l’histoire partout, Berlin est un musée invisible silencieux. Mais la vie elle, est présente par dessus tout. On danse, on dort peut, on s’éprouve. On n’a pas peur de la durée ni du jour ni de la nuit. On n’a pas peur de faire mourir les fictions pour entrer de plein fouet dans la réalité. A Berlin on prend la vie où elle est, comme elle est, on la fait se regarder elle même. On se fait face. Ce soir, ils ont tous fait des études à Giessen, l’école d’avant garde du théâtre allemand, dans les années 90, ils font tous la guerre au théâtre bourgeois. L’idée pour vous est d’être prêt à l’expérience. A devenir acteur, à devenir héros. Dans l’espace public, en plein jour. A sortir du théâtre. A vivre in situ . A être soi, juste ça, au bon endroit.

Le chemin ce soir est berlinois. Il est dans la rue, il est dans le réel, il est frontal, il va chercher le spectateur, il parle à l’auditeur, il n’y a plus de fiction, il y a Berlin qui vous fait face et ça commence maintenant, devant le mur.

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En prologue,  premier mouvement collectif des corps avec Thierry Noir  qui dans les années 80 a eu l’envie physique de peindre le mur.

Chez lui à Kreuzberg**, Stefan Kaegi,**  du groupe Rimini Protokoll  nous reçoit pour parler deRemote Berlin :  une ballade dans la ville avec casque sur les oreilles, pour 50 personnes.

Devant la Volksbühne où ils ont souvent joué**, Sean Patten du groupe Gob Squad.**  Pour Super night shots  : la ville devient un décor de film en temps réel, et inclue les passants et les inconnus.

Ilia Papatheodorou, du groupe She She Pop.  Pour Schubladen * :*  dialogues de femmes qui ont grandi dans Berlin Est ou celles qui ont grandi dans Berlin Ouest.

Prise de son : Bruno Martin. Avec les voix d'Inès de Bruyn et Antoine Beauchamp

Stefan Kaegi, chez lui à Kreuzberg
Stefan Kaegi, chez lui à Kreuzberg
© Radio France
Références

L'équipe

Aurélie Charon
Aurélie Charon
Aurélie Charon
Production
Inès de Bruyn
Collaboration
Delphine Lemer
Réalisation
Alice Ramond
Collaboration