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On parle sans arrêt des chiffres du chômage, des taux de croissance, des statistiques de la délinquance, de l'indice des prix, de l'évaluation des profs ou des ministres, des indicateurs de performance et même de la mesure du bien être... Les statisticiens, qui produisent ces chiffres, subissent une pression d'autant plus grande que la demande augmente, et qu'elle s'accompagne paradoxalement d'une méfiance à l'égard des résultats obtenus. Les chiffres du chômage, ceux de la délinquance sont régulièrement contestés. Contestés mais attendus à chaque fois avec impatience, tant les politiques publiques sont aujourd'hui gouvernées par ces instruments quantitatifs. Ajoutez à ce paradoxe le fait que les mesures, les méthodes de calcul, et à vrai dire peut-être la société elle-même, sont de plus en plus complexes, et que la maîtrise de l'information statistique constitue de plus en plus un enjeu pour le pouvoir en place, et vous comprendrez pourquoi les débats sur la pertinence, la fiabilité et la place des chiffres dans le gouvernement de nos sociétés sont aujourd'hui devenus un sujet aussi sensible. C'est pourquoi nous vous invitons ce matin dans l'Economie en questions à une critique de cette raison statistique.

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Dominique Rousset
Dominique Rousset