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Dominique Strauss Kahn vient donc d'être élu « Directeur général » du Fonds Monétaire International. Il prendra ses fonctions le 1er novembre prochain pour cinq ans, à la suite de l'Espagnol Rodrigo Rato, qui a démissionné avant la fin de son mandat. C'est le quatrième Français à présider aux destinées de l'institution fondée en 1944 à la conférence de Bretton Woods, qui comprend aujourd'hui 185 pays et emploie 2700 personnes. La tâche de l'ancien ministre de l'Economie sera lourde : le FMI traverse aujourd'hui une triple crise, de représentativité, d'efficacité et de légitimité. Il le sait, lors de sa tournée mondiale quand il n'était encore que candidat, DSK avait clamé sa volonté « d'adapter le FMI au monde ». Au fond, c'est l'identité même de l'institution qui est crise, mettant en cause son rôle et son avenir. D'où viennent ces difficultés ? Qu'est-ce qui a changé dans l'histoire du FMI pour qu'il soit décrié aujourd'hui ? Quelles réformes pourraient inverser la donne ? Et au-delà, s'il faut démocratiser le FMI, peut-on le faire sans réformer aussi la Banque mondiale ? A quelques jours des assemblées annuelles du FMI et de la BM qui se tiendront à Washington du 20 au 22 octobre prochains, c'est peut-être la gouvernance des institutions internationales dans son ensemble qu'il faut repenser.

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L'équipe

Dominique Rousset
Dominique Rousset
Gislaine David
Réalisation
Laurence Jennepin
Collaboration