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Henri Sterdyniak et Liêm Hoang-Ngoc
Henri Sterdyniak et Liêm Hoang-Ngoc

Henri Sterdyniak et Liêm Hoang-Ngoc © Y.Mandelbaum / RF

Au milieu de la tourmente financière de ces dernières semaines, la France a débattu de son projet de loi de finances 2009, de la fiscalité écologique et du mode de financement du RSA, le revenu de solidarité active. Autant de sujets qui auraient dû mettre la question des impôts sur le devant de la scène. Mais devant l'ampleur de la crise, elle a été reléguée au second plan. Ce n'est qu'aujourd'hui que la politique fiscale redevient importante comme instrument d'une politique économique qui cherche les moyens de réduire les effets de la crise. Alors que la crise bat son plein, alors qu'on discute dans les assemblées de la fin du libéralisme et du retour de l'Etat, des plans de sauvetage des banques et des nationalisations, l'une des questions qui se posent aujourd'hui est celle de la marge de manoeuvre budgétaire des Etats. Si les politiques monétaires échouent, si l'injection de liquidités par les banques centrales ne suffit pas à enrayer la chute des marchés et à restaurer la confiance, est-ce qu'il faut se tourner vers la politique budgétaire ? Si l'on craint que les déficits publics ne se creusent du fait de la crise, une augmentation des impôts est-elle inévitable ? Au-delà de la crise, de ses retombées sur l'économie réelle et des risques de dérives des déficits publics, le débat sur la fiscalité en France reste un débat très clivé. Une chose est sûre : plus personne ne conteste que le système fiscal français est pétri de défauts et qu'il est urgent de le réformer. Mais dans quel sens ?

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Dominique Rousset
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