Al Bano et Romina Power à Sanremo en 1982. Ils interprètent leur chanson "Felicità" ©Getty - Egizio Fabbrici/Mondadori
Al Bano et Romina Power à Sanremo en 1982. Ils interprètent leur chanson "Felicità" ©Getty - Egizio Fabbrici/Mondadori
Al Bano et Romina Power à Sanremo en 1982. Ils interprètent leur chanson "Felicità" ©Getty - Egizio Fabbrici/Mondadori
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Résumé

Longeons la côte d'Azur, qui devient italienne à Vintimille, pour nous arrêter ensuite à Sanremo : ville balnéaire, c'est aussi le berceau de la chanson italienne.

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Nous prendrons d’abord à Nice le train qui longe la côte, et nous emporte dans des paysages de palmiers et de mer scintillante. Les virages entre les rochers sont parfois si proches de la côte qu’on pourrait penser plonger dans la mer …

À Vintimille, la ville frontière entre la France et l’Italie, il faudra emprunter un nouveau train. Une dizaine de minutes plus tard, nous voici arrivés à Sanremo, ville côtière, fleurie, et balnéaire, qui éclot devant nous comme un prolongement de la Riviera française, mais en Italie … A moins que ce ne soit l’inverse !

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C’est peut-être en arrivant dans cette ville qu’on ressentira le cousinage si particulier qui lie la France à l’Italie. A quelques détails près, le voyageur arrivé de France pourrait se penser encore sur le territoire de l’Hexagone / les architectures ne diffèrent presque pas, le paysage, les plantes et les palmiers, la tranquillité lourde des villes écrasées par le soleil et la chaleur sembleraient la même. Et pourtant, c’est à quelques petites choses infimes, une odeur, une douceur du fond de l’air, qu’on se rend bien compte qu’on est arrivé en Italie ...

Sanremo, une ville qui finalement souligne le fin passage, le léger frémissement auquel on décidera ou non d’être attentif, qui permet de comprendre le changement de culture, de pays. Mais en s’enfonçant dans la ville, les indices se font plus nombreux : au-delà du centre et de sa baie azuréenne, on trouve rapidement des quartiers aux rues étroites et sinueuses, aux maisons hautes, qui laissent parfois entr'apercevoir la mer, et qui ne sont pas sans évoquer furtivement les charmes napolitains …

Mais Sanremo c’est aussi - et surtout - une ville connue pour son festival de musique !

Des dizaines de chanteurs et chanteuses se sont succédés sur la scène depuis 1951 pour proposer les chansons qui allaient déferler sur l’Italie ! Un florilège de musique italienne, des grands tubes disco des années 80 aux accents estivaux, à des cris d’amour, d’espoir brisé, d’attente sans fin, comme seules les chanteuses italiennes savent les faire, et en particulier Ornella Vanoni …

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Ce festival qui continue encore aujourd’hui était - et reste - une véritable institution en Italie. De nombreuses carrières y ont débuté, mais il fut aussi le théâtre d’un événement tragique : c’est lors de l’édition de 1967 que le compagnon de Dalida, le chanteur Luigi Tenco, est retrouvé mort, après avoir donné une dernière représentation de sa superbe chanson Ciao amore ciao.

Suicide ou meurtre, la question n’a toujours pas été tranchée, mais elle a contribué à créer une ombre au tableau du festival de Sanremo, tout comme une légende - entre la tragédie réelle qui s’y est produite, et le nombre incalculable de chansons qui, elles, explorent le tragique par la musique.

Ce festival sera fréquenté non seulement par les plus grands artistes italiens, mais aussi par des artistes étrangers : Françoise Hardy viendra en 1966 y rappeler son album en italien, en interprétant sur la scène Parlami di te et Marianne Faithfull y fera aussi un détour en 1967 …

Une ville marquée du sceau de la musique, où la semaine du festival est synonyme de frénésie. Le reste de l’année, les ruelles où se perdre comme dans un labyrinthe, les maisons aux couleurs vives, comme imbriquées les unes dans les autres, forment un puzzle d’architectures et de détours, en surplomb du front de mer, qui continueront à exprimer leur charme ; une promenade qui sera enrichie par le souvenir des multiples talents venus faire vivre ici, à Sanremo, la chanson italienne.

Musiques diffusées : Felicità d'Al Bano & Romina Power, et La musica è finita d'Ornella Vanoni