De Trump à Johnson : l’échec du libéralisme sanitaire ? ©AFP - MANDEL NGAN / BEN STANSALL
De Trump à Johnson : l’échec du libéralisme sanitaire ? ©AFP - MANDEL NGAN / BEN STANSALL
De Trump à Johnson : l’échec du libéralisme sanitaire ? ©AFP - MANDEL NGAN / BEN STANSALL
Publicité
Résumé

Le Covid, ou l’histoire d’un virus qui pousse les dirigeants les plus libéraux à renouer avec l’interventionnisme étatique, une certaine forme de dirigisme, avec notamment la planification, une certaine forme de centralisme et d’autoritarisme plus ou moins prononcé.

avec :

Bertrand Badie (Politiste, spécialiste des relations internationales), Hubert Védrine (diplomate, ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Jospin et ancien secrétaire général de la présidence de la République sous François Mitterrand), Daniel Cohen (Économiste et directeur du département d'économie de l'École Normale Supérieure, Président de l'Ecole d'Economie de Paris), Sylvie Kauffmann (Directrice éditoriale au journal Le Monde. Spécialiste notamment des questions internationales.).

En savoir plus

Mercredi prochain, Joe Biden va donc prendre – enfin – les rênes du pays le plus touché au monde par le maudit virus, sans que l’on sache où s’arrêteront ces funestes records quotidiens de contaminations et de morts, plus de 388 000 morts et 23 millions de personnes infectées en ce début janvier, selon l’Université Johns Hopkins. Quant aux campagnes de vaccination, elles ne semblent pas encore au point, échec patent du libéralisme sanitaire revendiqué par Donald Trump pendant des mois. 

Chez le cousin britannique, on ne peut oublier les images montrant là encore une situation épidémique inquiétante, avec le fort potentiel contagieux du fameux variant et une pression particulière sur Londres, saturation des hôpitaux et pénurie de soignants, avec des chiffres édifiants, une personne sur 20 contaminée dans certains quartiers. 

Publicité

Constat d’échec pour  Boris Johnson qui faisait il y a un peu moins d’un an, en mars 2020, le pari risqué de l’immunité collective pour ne pas pénaliser l’économie britannique, à l’opposé des doctrines de confinements radicaux décrétés d’abord par la Chine, puis par l’Italie et la France. 

Quant à l’ Allemagne qui avait tenté naguère un entre-deux, la voici désormais contrainte d’adopter toute cette panoplie de restrictions de libertés que nous avons connues dans l’hexagone en mars dernier, réfléchissant même, cette semaine, à arrêter sa production industrielle, constatant que même avec des écoles, des lycées, des magasins non essentiels, bars, restaurants fermés, une limitation kilométrique des déplacements… le nombre de décès continue de s’envoler. 

Le Covid, ou l’histoire d’un virus qui pousse les dirigeants les plus libéraux à renouer avec l’interventionnisme étatique, une certaine forme de dirigisme, avec notamment la planification -des aides économiques et sociales, des campagnes de vaccination-, une certaine forme de centralisme et d’autoritarisme plus ou moins prononcé. Nous invitant à réfléchir à ce que ces « gouvernances de crise » laisseront ensuite comme traces indélébiles ou non dans le monde d’après, pour le meilleur et pour le pire ! 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Vous pouvez retrouver ici l'émission intégrale.