Adrien Quatennens, coordinateur de La France Insoumise / Giorgia Meloni, leader de Fratelli d'Italia
Adrien Quatennens, coordinateur de La France Insoumise / Giorgia Meloni, leader de Fratelli d'Italia ©AFP
Adrien Quatennens, coordinateur de La France Insoumise / Giorgia Meloni, leader de Fratelli d'Italia ©AFP
Adrien Quatennens, coordinateur de La France Insoumise / Giorgia Meloni, leader de Fratelli d'Italia ©AFP
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Aujourd'hui les Italiens sont appelés aux urnes. Fratelli d'Italia est donné favori mais ce parti postfasciste va-t-il arriver au pouvoir ? Dans un deuxième temps, nous parlerons violences conjugales et responsabilité politique alors que la France Insoumise est traversée par plusieurs scandales.

Avec
  • Aurélie Filippetti Femme politique, romancière, ancienne ministre de la Culture dans les gouvernements Ayrault puis Valls
  • Giuliano da Empoli Essayiste, romancier et ancien conseiller politique de Matteo Renzi
  • Monique Canto-Sperber Philosophe, directrice de recherche au CNRS, ancienne directrice de l’ENS et ancienne présidente de l'université Paris sciences et lettres (PSL), auteure de plusieurs ouvrages de philosophie antique et philosophie morale contemporaine
  • Thierry Pech directeur général de Terra Nova

Le parti de Giorgia Meloni Fratelli d'Italia est crédité d’environ 25 % des voix d’après les derniers sondages d’il y a 2 semaines. Sondages interdits de publication depuis, ce qui invite à la prudence.

Fratelli d’Italia est la seule grande formation à n’avoir jamais gouverné, même si Mme Meloni a été ministre de la jeunesse de Berlusconi. Et la seule à n’avoir pas participé au gouvernement de Mario Draghi, qui a chuté en juillet après le retrait du Mouvement 5 étoiles.

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Fratelli d’Italia est l’héritier du MSI, le parti postfasciste créé après-guerre par des nostalgiques de Mussolini, et où Georgia Meloni a milité dès l’adolescence. Mais, en dehors de cette flamme tricolore censée symboliser l’âme du Duce échappée de son catafalque et toujours vaillante, elle n’a cessé de gommer ce passé, en donnant des gages de respectabilité. Elle forme pour ce scrutin un attelage inégal et disparate avec l’autre parti anti-immigration, la Lega de Matteo Salvini, en perte de vitesse. Et avec Forza Italia de Silvio Berlusconi.

Dans une deuxième partie, nous parlerons violences conjugales et responsabilité politique.

Un combat majeur qui se retourne contre certains de ses initiateurs. Dans une séquence sans précédent, la gauche vient de perdre en une semaine 2 de ses leaders.

Le secrétaire national d’Europe Ecologie les Verts Julien Bayou, mis en cause publiquement par une autre figure du mouvement Sandrine Rousseau pour des faits qu’il est impossible de qualifier, mais qui ont été portés à la connaissance de la cellule dédiée aux violences sexistes et sexuelles.

Et le numéro 2 de La France insoumise Adrien Quatennens, qui après la révélation de l’existence d’une main courante déposée par son épouse en instance de divorce a reconnu l’avoir giflée. Un aveu qui lui a valu l’hommage de Jean-Luc Mélenchon pour son courage et sa dignité, le chef insoumis lui renouvelant confiance et affection et dénonçant la malveillance policière et le voyeurisme médiatique.

Réaction qui a fait scandale, qui plonge le mouvement dans un embarras et une tourmente dont il ne parvient pas à se dépêtrer.