Emmanuel Macron et Paul Kagame à Kigali au Rwanda, le 27 mai 2021
Emmanuel Macron et Paul Kagame à Kigali au Rwanda, le 27 mai 2021
Emmanuel Macron et Paul Kagame à Kigali au Rwanda, le 27 mai 2021 ©AFP - Ludovic Marin
Emmanuel Macron et Paul Kagame à Kigali au Rwanda, le 27 mai 2021 ©AFP - Ludovic Marin
Emmanuel Macron et Paul Kagame à Kigali au Rwanda, le 27 mai 2021 ©AFP - Ludovic Marin
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Résumé

Il y a des discours qui s’inscrivent dans l’Histoire. En visite au Rwanda jeudi, Emmanuel Macron a fait du en même temps sur un sujet infiniment délicat et douloureux : le génocide des tutsis au milieu des années 1990. Pas d’excuse mais la reconnaissance des responsabilités de la France.

avec :

Bertrand Badie (Politiste, spécialiste des relations internationales, professeur émérite des universités à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et enseignant-chercheur associé au Centre d’études et de recherches internationales (CERI)), Thomas Gomart (Historien des relations internationales, directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI).), Gérard Courtois (journaliste, ancien chroniqueur au quotidien Le Monde), Christine Ockrent (Journaliste et productrice de l'émission "Affaires étrangères" sur France Culture).

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En visite au Rwanda jeudi, Emmanuel Macron a fait du en même temps sur un sujet infiniment délicat et douloureux : le génocide des tutsis au milieu des années 1990. Pas d’excuse mais en même temps la reconnaissance des – et non de LA - responsabilités de la France : la France n’a pas « aidé » les génocidaires, mais elle ne les a pas empêchés d’agir. « Discours historique et à la hauteur » ont globalement salué les commentateurs de tous bords, Jean-Luc Mélenchon notamment, approuvant les propos d’Emmanuel Macron, quand Marine Le Pen critiquait elle la « repentance perpétuelle ».

Après le Rwanda, autre pays visité cette semaine par le Président français : l’Afrique du Sud, soit deux pays qui ne sont pas dans le giron de la FrançAfrique, le premier ex colonie belge, le second pays anglophone. Deux pays où il est plus facile qu’ailleurs d’imaginer une nouvelle relation entre la France et l’Afrique,

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Ce continent de la jeunesse, choyé par le président français quadragénaire qui en a fait cette semaine un axe fort de sa communication, avec un entretien fleuve ce matin dans le JDD, évoquant tous azimuts ses combats pour un plan Marshall des européens vers l’Afrique, un accès universel au vaccin, la fin du franc CFA, mais aussi les nouvelles influences chinoises, russes et turques sur le continent.  Sans oublier le Tchad et ce que le Président nomme le risque d’une libyanisation du pays, pour justifier le soutien de la France au fils d’Idriss Deby, héritier du père sans aucune légitimité démocratique à ce jour ; sans oublier un message clair adressé au Mali, quelques jours après un nouveau putsch : la France ne restera pas aux côtés d’un pays où il n’y a pas de transition démocratique ni étanchéité entre le pouvoir et les djihadistes. Enfin, la question ultra politique des flux migratoires, du droit d’asile et un message : il faut aider l’Afrique à se développer plutôt qu’à encourager l’immigration.

Bref, à Kigali comme dans la presse ce matin, on comprend que l’Afrique continent en devenir où il importe de tourner définitivement la page du monde d’avant et de la colonisation, occupe une place de choix dans la géographie macronienne… Mais il y a aussi et surtout dans cette affaire l’histoire, et c’est elle qui jugera…

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L'équipe

Emilie Aubry
Emilie Aubry
Emilie Aubry
Production
Luc-Jean Reynaud
Réalisation
Marine Beccarelli
Collaboration